Zen pete: Les premières vérités sur l’assassinat de Me Monferrier Dorval

 

 

Zen pete: Les premières vérités sur l’assassinat de Me Monferrier Dorval

L’assassinat de Me Monferrier Dorval secoue le pays et ébranle les malfrats du Palais National qui pendant que certains versent des larmes de crocodiles d’autres commentent, les langues se délient dans les couloirs.

Jovenel Moïse, Ardouin Zéphirin et Renald Lubérice savent ce qui s’est passé cette nuit là et ce n’était pas le scénario. Il y a eu précipitations et erreurs dans l’exécution d’un plan pourtant bien ficelé.

Les assassins professionnels d’Ardouin ont échoué. Le grand gagnant s’appelle Fritz Jean Louis, qui était responsable des assassinats politiques au palais mais Ardouin l’a piégé et lui a joué un de ses tours pour prendre le job, pourtant l’assassinat de Ti Gana et Me Dorval auront prouvé que Fritz était plus professionnel qu’Ardouin en matière de crime planifié.

L’assassinat de Me Monferrier Dorval devait être un signal fort envoyé à Dimitri Vorbe, fraîchement sorti de prison, pour lui faire comprendre que le palais est prêt à tout pour réussir ce Conseil Electoral provisoire. C’était ça le plan. Mais le message a changé de chemin et de destinaire, il s’adresse au pays entier maintenant.

Après avoir trouvé une entente avec Mauricio Claver-Carone pour humilier et neutraliser Dimitri Vorbe, Jovenel Moïse entendait appliquer le plan du grand boss Laurent Lamothe pour anticiper les représailles suite à la libération de Dimitri. Le plan consistait à neutraliser les Vorbe en créant la panique dans leurs rangs.

L’équipe de Lamothe s’était chargée de concevoir les persécutions politiques. Les petrochallengers étaient les premières cibles. La machine infernale du PHTK a eu le temps de tailler un dossier de 125 000 dollars sur des jeunes petrochallengers proches d’Izolan et de Dimitri Vorbe. Comme quoi, les Vorbe auraient donné cette somme à Stéphanie Douyon pour déstabiliser le pays. Une correspondance a été adressée à l’ULCC en ce sens.

L’équipe d’Ardouin Zéphirin devait planifier les assassinats. Des assassins professionnels du Ministère de l’Intérieur étaient sur le coup. C’était bien planifié avec des informations en temps réel sur les déplacements du maître et de deux autres cibles. Zéphirin a donné l’ordre précipitamment, or Lubérice et Jovenel avaient un autre calendrier d’execution et un maquillage qui ne les auraient pas impliqués. Ils auraient préféré que le maître soit kidnappé chez sa petite amie à Delmas et exécuté par les ravisseurs. C’était ça le plan convenu avec Jovenel que Lubérice n’a pas communiqué à Ardouin à temps.

Les dégâts sont faits. Me Dorval a été exécuté.

Et le méchant fait toujours quelque chose qui le trahit, il y a assez de pistes qui remonteront jusqu’au bureau du président. Tout le plan est parti en fumée. Jovenel est obligé de prendre les devants et annonce 3 jours de deuil. Il est paniqué. Il a peur que les malfrats n’aient laissé des traces qui permettront de remonter la pente jusqu’à lui.

Pral gen zen !

Si la DCPJ reçoit le support du haut commissariat des droits humains de l’ONU, comme dans le dossier du massacre de La Saline, la vérité va jaillir, les enquéteurs mettront à nue la présidence et le Ministère de l’Intétieur qui pilotent un laboratoire noir, chargé d’organiser des hauts crimes d’État.

Affaire à suivre.

Obenson Charles

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