HAITI Filature : Un Homme et ses Barreaux OU LE DÉSÉQUILIBRE ENTRE LES ÉPAULES / par Dan Albertini

 

DIPLOMATIE INTERNATIONALE & SOCIÉTÉ par Dan Albertini

HAITI Filature : Un Homme et ses Barreaux
OU LE DÉSÉQUILIBRE ENTRE LES ÉPAULES

  • Entre (), Rome-histoire : «la décision de Caius d’étendre la citoyenneté, redistribuerait de nombreuses cartes, notamment celle du corps électoral, de la propriété, et de la fortune. Les sénateurs, attaqués au cœur de leurs privilèges, votent un sénatus-consulte optimum, le décret ultime du Sénat, qui autorise par tous les moyens possibles l’élimination physique d’un ennemi de la République. Caius fuit et meurt, sans doute assassiné» : HISTOIRE ou leçon d‘histoire ?

Jamais le pays n’a été descendu si bas dans ses vallées entre monts et merveilles. Il va sans dire que quelqu’un quelque part a agi en ce sens, dans le sens de ses intérêts ou par son ignorance. Cela va sans dire aussi que les monts sont plus élevés que les merveilles autant les vallées sont creusées. Merveille, oui l’Haïtien vivant à l’étranger constitue la source mesurable jamais jaugée à ce niveau. Descendre oui aussi, il suffit alors de crier : oh ONU, et l’y associer à quelqu’un sans le constat des acquis, pour le croire «Mister Majestic», «grand factotum», pour répéter Marc Bazin de son époque dite du FMI par anticipation aux prochaines élections qu’il perdit d’ailleurs. Pire, se découvrir moins que «Mister magister», quand on doit se demander : où est tonton, dans ses considérations savantes pour le moins pédantes au milieu de besots dans le sens É.U.nien du terme. Je l’ai dit, mais sans crédits réclamés : c’est un PM neg job la qui fera l’affaire pour la sortie de crise dans le carcan jovenelliste que vit le pays. J’en rappelle encore au titre, nous allons le découvrir de suite : un PM no job ou Joseph Jouthe en déséquilibre entre les épaules derrières ses barreaux. Adieu espoirs !

Comme si l’on pouvait faire du neuf avec du vieux. On ne mélange pas le bon vin, le vin nouveau dans de vieilles outres, nous dirait la Bible, puisque nous parlons dans un contexte où Radio Shalom et la masse critique des prophètes modernes proposent des solutions ecclésiastiques pour la gestion du temporel quand celle du spirituel chez eux ne ressemble qu’à ceci : donnez-nous votre argent et priez Dieu il vous le remettra au centuple. La primature est devenue alors une filature de police. Une fois de plus, à la manière des idiots dans les termes de la dégénérescence d’un homme apprécié comme psychotique dangereux par le Dr Joël Des Rosiers (Ph. D.)

Comment comprendre mon appréciation à la lueur de ce qui se passait autrefois en Haïti, ce malgré les sensibilités étalées de militaires en mal de guerre négative, et de politiciens copieurs qui affichent même le nom de l’original en lieu et place du leur. C’est en ce sens que je vois le citoyen Joseph Jouthe par deux zones d’ombres, ou prendre la place à la manière de Jean-Henry Céant, pour une filature qui remplace la primature. Oui, il est «le premier policier» dit-il en entrevue et se veut clair, dans un contexte mal cadré qui dit-il : «senti bon koute she». Si le coût est donc à venir, une facture sera refilée au peuple, pour un PM no job. Le politicien devient donc policier pour un État policier depuis la primature. Sa version renouvelée de Céant : «je suis sorti avec ses idées», pour certifier l’homme menteur invétéré qu’est Jovenel Moïse.

Je perçois ce verbe qui veut tout simplement dire : je suis ses idées jusqu’au bout, dans le sens de la bêtise comme dans celui de le pourchasser techniquement, prendre la place. Forme de dualité entre complot et dilettante. C’est l’agenda de caniveau qui propose l’émeute comme avec Céant. Jouthe parle ainsi d’une diplomatie à venir qui n’aura pas lieu. Mais, au coût de devises de relations internationales oubliant Haïti.

un homme et ses barreaux

PM no job ou prendre la place

À quoi ressemblions-nous avant ?

Diplomatie. Haiti Sun, 22/01/1956, P.4 No.18 VOL. VI – Perón Supporters Given Asylum By Haiti. «Eight ex-Peronists, granted asylum in the Haitian embassy by Ambassador Jean Brierre, left Argentina January 9». «The Haitian Ambassador obtained from the South American Republic a guaranty of safe conduct for the exiles early this month, and went so far as to accompany them to Buenos Aires airport». «The exiles are : Ricardo César Guardo, Celio Rosario Argumendo, Vincente Bagnasco; Raul Busto Fierro; Rafael Alicia Espejo de Ramos – all former deputies: Francisco Rafael Luco, Diego Luis Molinari – former members of Peron’s Senate». «Busto Fierro is the sole member of the party who called in Haiti enroute to Cuba».

Je note, cela se passe dans un contexte et à une époque où la diplomatie suisse vend non seulement ses coffres numérotés protégés, comptes bancaires secrets, ce dont la classe politique amateur utilise aujourd’hui encore en ne sachant pas que le coffre est décrypté. Elle vend aussi le titre et la technologie Girard-Perregaux dont Haiti Sun présentait ainsi : «a Masterpiece of the Swiss Watch Industry – «No. 1 on the buying list of every tourist visiting Haiti.» Il appert ici la valeur patrimoniale mondiale, dont La Chaux-de-Fonds métropole horlogère, pour la Suisse en 2020 en matière de haute horlogerie artisanale. L’ancienne valeur si rare, la Suisse la rachète à prix d’or.

En Haïti par contre, on n’est plus ce comptoir international cité, mais encore moins, le comptoir où le paysan riche dominicain vient acheter en grand voyage touristique sur le Boulevard Jean-Jacques Dessalines. Le tag pèpè est l’allure d’une fierté locale aujourd’hui, on en consomme de chez Pedro [des tonnes de poulets engraissés aux hormones, Damien-1952 recevant le Général Hector Trujillo, a disparu]. Haïti a perdu l’expertise de l’horloger réparateur de marques tel : Girard Perregaux, Oris, Oméga, Vacheron & Constantin, Jaeger-le Coultre, Audemars Piguet, etc. sans avoir la main-d’œuvre légère de réparateurs de montre électronique a minima. F Bautista le sait !

On retrouvait aussi des visites prestigieuses comme Mrs. O Guillet, technicienne des Laboratoires Lancôme, à Jean F Lahan’s, pour apporter à la clientèle internationale et locale, l’avis éclairé sur l’utilisation des produits. Ce qui entre parenthèses, attirait les touristes de la région, visite d’amateurs pour s’outiller à partir d’un centre d’affaires de référence comme Haïti. L’émigré haïtien partait avec cette fierté, avec cet acquis.

Une perte, voilà le spectre, les résultats de politiciens ignares amateurs au timon des affaires, quand ils ne sont pas des psychotiques dangereux, comme Jovenel Moïse, des psychotiques sympathiques, comme Joseph Michel Martelly, ce pour ne citer les mégalos maniaques Duvalier et Aristide, etc. Demandez-le donc à l’ancien notaire puisque de son statut de politicien déchu il ne saurait professer encore de privilèges et de corruption dans la passation de titres ou dans la délocalisation sous prétexte d’utilité publique. Il vous dira peut-être comme Délienne et Colimon, que ça prend désormais le voyage en Suisse pour s’en procurer une pour laquelle il faut rebrousser pour l’entretien. Jouthe ne peut même pas rééditer Trujillo au Palais de Magloire-52 tandis qu’il a franchi la ligne rouge de feu Roger Lafontant dès le départ en 2020.

Le nouveau titulaire de Jouthe aux Affaires étrangères, en est-il seulement conscient pour le besoin d’un nouveau spectre rehaussé au moins à ce standard de 1956 de la diplomatie haïtienne, ce serait déjà le miracle des prières-homélies de Radio Shalom.

Je parle ici d’une époque où Haïti offrait l’asile à ceux qui de l’Argentine étaient pourchassés, avec le pouvoir de protéger le demandeur sur le parcours de l’exil en passant par l’aéroport jusqu’à l’embarquement et le départ réel. Mieux, l’intégrer au pays au point de le valoriser au niveau international, contexte que l’on retrouvera dans le livre de John William Cooke : Correspondancia Perón – Cooke Tomo II. P.169, John William Cooke (Obras Completas : Eduardo L. Duhalde, compilador), publié en 2007, Buenos Aires, par les Ediciones Colihue S.R.L. soit treize ans plus tôt dans une réalité dynamique encore étudiée en RI, en matière de relations internationales, de diplomatie qu’a connues Haïti, en 1956, en sus du Venezuela où se trouvait Perón en exil. La cécité miky-Martelly/Lamothe/MAE-affaires a raté Bachar al Assad, en 2012.

Haïti 2020 est descendu plus bas que le degré du décret présidentiel sur le trafique en 1956, au point où le président était le seul génie admis du pays, lu de la même édition, quand nous envoyons à grands frais, des boursiers de l’État, étudier pour ne représenter que dalle par la suite, tant «le président a parlé, point barre» en 2017.

Le pays est situé à mon avis, à un temps comme le démontre l’hebdomadaire Haiti Sun dans son édition du 1/09/1957, No. 46 VOL. VII qui titre en page couverture : «ELECTORAL DECREE IS OUT AT LAST». Je cite la partie «NEW CONSTITUTION» : «The president. When elected, will be sworm in on the basis of the 1950 Constitution but the first task of the National Assembly will be to frame a new Constitution which must be promulgated within two months of the Assembly’s inauguration». «The term of office of the President is fixed at six years, the date of demission on this case being May 15th, 1963». «Senators will also serve for six years but the date of demission is fixed as the second Monday in April 1963 with Deputies demitting office two years earlier». «First reactions to the decree are that in principe they could provide free elections». «Newspaper reaction to the decree providing curbs on the press and radio during the election campaign is that it is a necessary evil in view of the abuse of privileges during the past fevered month». «The Haitian Association of Journalist met on Thursday night and decided to draft a protest expressing their views on the decree». Partie qui propose un avis sur le chapitre des pénalités et qui ressembla à la menace de bâillon de préférence comme intimidation. Je vois aussi la dérive qui a permis à Duvalier sous un prétexte de, pour manipuler les parlementaires et la Constitution afin d’obtenir tous les pouvoirs. Nous sommes à ce titre, en vapeur inversée vers le point zéro, dans la même lucarne, quant à l’action Martelly répétée de Jovenel Moïse, à voir ne pas se réaliser les élections régulières comme obligations constitutionnelles tandis qu’ils clament légitimité et égalité de leur mandat respectif en mettant la République à risque. Pire, avec le PM no job en la personne de Joseph Jouthe qui se réclame premier policier avec regard sur le syndicalisme policier par défaut. Ce, en plein contexte du soi-disant blindé (troué de balles), de pneus éclatés qui met à risque le policier. Jouthe entre ses barreaux en déséquilibre entre les épaules, n’a qu’un but dans cette Haïti trouée : retarder la reprise de nos standards.

Traductions disponibles sur la version numérique à : http://haiti-observateur.ca

Cet article est publié par l’édition de l’hebdomadaire Haïti-Observateur du 11 mars 2020 VOL. L No. 8, et se trouve en P. 15, 16 à : http://haiti-observateur.ca/wp-content/uploads/2020/03/H-O-11-March-2020.pdf

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