#HAITI. Port-au-Prince, le 8 octobre 2019 Lettre ouverte aux Représentants diplomatiques des Etats Unis d’Amérique (USA), du Canada, de l’Espagne et de la France en Haïti, membres du CORE GROUP, accusés de corruption :

 

Port-au-Prince, le 8 octobre 2019
Lettre ouverte aux Représentants diplomatiques des Etats Unis d’Amérique
(USA), du Canada, de l’Espagne et de la France en Haïti, membres du CORE
GROUP, accusés de corruption :

Madame Michèle J. Sison, Messieurs André Frenete, Pedro Jose Sanzserrano et José Gomez
Madame, Messieurs les Représentants diplomatiques.
Nous, organisations signataires de cette lettre ouverte (KONBIT, CNOHA), dénonçons fermement
le comportement colonialiste, raciste et suspect, des institutions internationales et ambassades,
membres du CORE GROUP en Haïti, ainsi que leur appui inconditionnel au régime corrompu
PHTK dirigé par l’inculpé Jovenel Moise.
Dans cette même perspective, les organisations (KONBIT, CNOHA) vous sauraient gré de bien
vouloir éclaircir les graves accusations de corruption portées contre vous par le citoyen Joel Deeb,
accusations qui sont en circulation sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines et sur
lesquelles vous n’avez produit jusqu’à présent aucune réaction.
Qu’est-ce qui justifierait ce silence assourdissant que vous observez collectivement suite à ces
graves accusations publiques portées contre vous et qui sont censées affecter votre image
personnelle et le prestige des Etats que vous représentez?
Madame, Messieurs, vous savez aussi bien que nous autres que la politique est étroitement liée à
l’éthique et ce, depuis l’antiquité grecque jusqu’à nos jours. La lutte menée aujourd’hui avec autant
d’acharnement contre la corruption à travers le monde est basée essentiellement sur l’idée évidente
des liens fondamentaux existant entre l’éthique et la politique. Tous les hommes et toutes les
femmes politiques qui se respectent et qui sont conscients des méfaits sociaux engendrés par la
corruption s’inscrivent indéniablement dans cette dynamique de lutte permanente contre la
corruption et donc contre les corrupteurs, les corrompus et leurs complices directs et indirects.
Nous voulons croire que vous êtes parmi ceux et celles qui entendent combattre à tout prix la
corruption considérée comme un mal social catastrophique, très nocif à l’épanouissement social,
économique et politique d’une société. Pour honorer et respecter les efforts consentis dans ce
combat contre la corruption et d’autres scandales mettant à mal l’image de la plupart des hommes et
femmes politiques, vous avez l’impératif catégorique de protéger votre réputation et votre
crédibilité. Le comportement de vos autorités judiciaires et parlementaires a été et est dans plusieurs
cas exemplaire. En témoignent par exemple la décision de la Justice espagnole d’envoyer en prison
le 28 mai 2018 l’ancien grand argentier du parti populaire au pouvoir en Espagne, Luis Berceras,
condamné à 33 ans de prison pour corruption; la décision de justice prise en France, le 13
septembre dernier, contre le maire de Levallois-Perret (Hauts de Seine), Patrick Balkany pour
fraude fiscale, le condamnant à 4 ans de prison ferme et 10 ans d’inéligibilité. En outre, les
démissions en cascade enregistrées au sein de l’équipe du Premier Ministre canadien, Justin
Trudeau (Gerald Butts, principal conseiller et ami du Premier ministre, la Ministre du budget, Jane Port-au-Prince, le 8 octobre 2019
Lettre ouverte aux Représentants diplomatiques des Etats Unis d’Amérique
(USA), du Canada, de l’Espagne et de la France en Haïti, membres du CORE
GROUP, accusés de corruption :
Madame Michèle J. Sison, Messieurs André Frenete, Pedro Jose Sanzserrano et José Gomez
Madame, Messieurs les Représentants diplomatiques.
Nous, organisations signataires de cette lettre ouverte (KONBIT, CNOHA), dénonçons fermement
le comportement colonialiste, raciste et suspect, des institutions internationales et ambassades,
membres du CORE GROUP en Haïti, ainsi que leur appui inconditionnel au régime corrompu
PHTK dirigé par l’inculpé Jovenel Moise.
Dans cette même perspective, les organisations (KONBIT, CNOHA) vous sauraient gré de bien
vouloir éclaircir les graves accusations de corruption portées contre vous par le citoyen Joel Deeb,
accusations qui sont en circulation sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines et sur
lesquelles vous n’avez produit jusqu’à présent aucune réaction.
Qu’est-ce qui justifierait ce silence assourdissant que vous observez collectivement suite à ces
graves accusations publiques portées contre vous et qui sont censées affecter votre image
personnelle et le prestige des Etats que vous représentez?
Madame, Messieurs, vous savez aussi bien que nous autres que la politique est étroitement liée à
l’éthique et ce, depuis l’antiquité grecque jusqu’à nos jours. La lutte menée aujourd’hui avec autant
d’acharnement contre la corruption à travers le monde est basée essentiellement sur l’idée évidente
des liens fondamentaux existant entre l’éthique et la politique. Tous les hommes et toutes les
femmes politiques qui se respectent et qui sont conscients des méfaits sociaux engendrés par la
corruption s’inscrivent indéniablement dans cette dynamique de lutte permanente contre la
corruption et donc contre les corrupteurs, les corrompus et leurs complices directs et indirects.
Nous voulons croire que vous êtes parmi ceux et celles qui entendent combattre à tout prix la
corruption considérée comme un mal social catastrophique, très nocif à l’épanouissement social,
économique et politique d’une société. Pour honorer et respecter les efforts consentis dans ce
combat contre la corruption et d’autres scandales mettant à mal l’image de la plupart des hommes et
femmes politiques, vous avez l’impératif catégorique de protéger votre réputation et votre
crédibilité. Le comportement de vos autorités judiciaires et parlementaires a été et est dans plusieurs
cas exemplaire. En témoignent par exemple la décision de la Justice espagnole d’envoyer en prison
le 28 mai 2018 l’ancien grand argentier du parti populaire au pouvoir en Espagne, Luis Berceras,
condamné à 33 ans de prison pour corruption; la décision de justice prise en France, le 13
septembre dernier, contre le maire de Levallois-Perret (Hauts de Seine), Patrick Balkany pour
fraude fiscale, le condamnant à 4 ans de prison ferme et 10 ans d’inéligibilité. En outre, les
démissions en cascade enregistrées au sein de l’équipe du Premier Ministre canadien, Justin
Trudeau (Gerald Butts, principal conseiller et ami du Premier ministre, la Ministre du budget, Jane Port-au-Prince, le 8 octobre 2019
Lettre ouverte aux Représentants diplomatiques des Etats Unis d’Amérique
(USA), du Canada, de l’Espagne et de la France en Haïti, membres du CORE
GROUP, accusés de corruption :
Madame Michèle J. Sison, Messieurs André Frenete, Pedro Jose Sanzserrano et José Gomez
Madame, Messieurs les Représentants diplomatiques.
Nous, organisations signataires de cette lettre ouverte (KONBIT, CNOHA), dénonçons fermement
le comportement colonialiste, raciste et suspect, des institutions internationales et ambassades,
membres du CORE GROUP en Haïti, ainsi que leur appui inconditionnel au régime corrompu
PHTK dirigé par l’inculpé Jovenel Moise.
Dans cette même perspective, les organisations (KONBIT, CNOHA) vous sauraient gré de bien
vouloir éclaircir les graves accusations de corruption portées contre vous par le citoyen Joel Deeb,
accusations qui sont en circulation sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines et sur
lesquelles vous n’avez produit jusqu’à présent aucune réaction.
Qu’est-ce qui justifierait ce silence assourdissant que vous observez collectivement suite à ces
graves accusations publiques portées contre vous et qui sont censées affecter votre image
personnelle et le prestige des Etats que vous représentez?
Madame, Messieurs, vous savez aussi bien que nous autres que la politique est étroitement liée à
l’éthique et ce, depuis l’antiquité grecque jusqu’à nos jours. La lutte menée aujourd’hui avec autant
d’acharnement contre la corruption à travers le monde est basée essentiellement sur l’idée évidente
des liens fondamentaux existant entre l’éthique et la politique. Tous les hommes et toutes les
femmes politiques qui se respectent et qui sont conscients des méfaits sociaux engendrés par la
corruption s’inscrivent indéniablement dans cette dynamique de lutte permanente contre la
corruption et donc contre les corrupteurs, les corrompus et leurs complices directs et indirects.
Nous voulons croire que vous êtes parmi ceux et celles qui entendent combattre à tout prix la
corruption considérée comme un mal social catastrophique, très nocif à l’épanouissement social,
économique et politique d’une société. Pour honorer et respecter les efforts consentis dans ce
combat contre la corruption et d’autres scandales mettant à mal l’image de la plupart des hommes et
femmes politiques, vous avez l’impératif catégorique de protéger votre réputation et votre
crédibilité. Le comportement de vos autorités judiciaires et parlementaires a été et est dans plusieurs
cas exemplaire. En témoignent par exemple la décision de la Justice espagnole d’envoyer en prison
le 28 mai 2018 l’ancien grand argentier du parti populaire au pouvoir en Espagne, Luis Berceras,
condamné à 33 ans de prison pour corruption; la décision de justice prise en France, le 13
septembre dernier, contre le maire de Levallois-Perret (Hauts de Seine), Patrick Balkany pour
fraude fiscale, le condamnant à 4 ans de prison ferme et 10 ans d’inéligibilité. En outre, les
démissions en cascade enregistrées au sein de l’équipe du Premier Ministre canadien, Justin
Trudeau (Gerald Butts, principal conseiller et ami du Premier ministre, la Ministre du budget, Jane Philpott, le plus haut fonctionnaire du Canada Michael Wernick …) suite à la publication par le
quotidien The globe and mail d’informations selon lesquelles des pressions auraient été exercées
par des proches du Premier ministre sur Madame Jody Wilson-Raybould qui était alors ministre de
la justice. En effet, l’entourage du Premier ministre aurait demandé à la ministre de renoncer à des
poursuites judiciaires contre la société SNC- Lavalin impliquée dans un scandale de corruption.
Enfin, le cas de l’actuel président étasunien Donald Trump, menacé de destitution pour avoir
demandé au président ukrainien d’enquêter sur son rival démocrate Joe Biden. Ce sont autant
d’exemples qui montrent le sérieux avec lequel le combat contre la corruption et autres scandales
est mené aujourd’hui à travers le monde.
Nous aurions pu multiplier les exemples illustrant la sévérité et la rigueur avec lesquelles les cas de
corruption ou d’autres scandales sont traités dans vos pays. C’est effectivement l’importance
capitale accordée par vos pays à l’exigence de l’éthique en politique qui explique une telle rigueur
et sévérité. Nous voulons croire que vous partagez également cette même préoccupation éthique qui
vous oblige à respecter scrupuleusement les règles élémentaires de l’éthique en politique. Or,
l’enregistrement vocal émanant du citoyen Joel Deeb, circulant sur les réseaux sociaux depuis
plusieurs semaines, vous accuse de complicité de corruption avec l’inculpé, M. Jovenel MOISE,
indexé dans plusieurs cas de corruption suivant plusieurs rapports de différentes institutions.
Selon Mr Joël Deeb, M. Jovenel MOISE aurait donné cinq millions de dollars à chacun de vous
pour s’assurer le silence complice d’une large frange de la grande Presse internationale et le soutien
de vos Etats respectifs en vue de se maintenir au pouvoir en dépit du fait qu’il soit totalement rejeté
par le peuple haïtien à cause de son implication présumée dans divers autres scandales de
corruption, de massacres et de dilapidation des fonds du trésor public..
Ce qui nous a terriblement surpris c’est qu’en dépit du fait que la nouvelle de ces graves
accusations circulent largement sur les réseaux sociaux, vous n’avez0, contre toute attente, produit
aucune réaction et encore moins exprimé un démenti formel. Ce silence inattendu nous a stupéfié, a
laissé planer des doutes et a installé une sérieuse suspicion en ce qui concerne votre éventuelle
implication, en tant que diplomates dans cette lourde affaire de corruption.
Madame, Messieurs les Représentants du Corps diplomatique en Haïti, vous savez comme nous
que les diplomates ne sont pas au-dessus de la loi. Et si par un malheureux hasard vous auriez été
effectivement complices de Jovenel MOISE dans des actes de corruption, la justice sévirait avec la
dernière rigueur contre vous et vous seriez contraints, après enquête et procès, de restituer au peuple
en souffrance mais en lutte, ces 20 millions de dollars américains.
Toutefois, nous voulons vous accorder le bénéfice du doute et croire qu’au nom des exigences
éthiques et politiques de vos prestigieuses fonctions de diplomate, vous n’oseriez commettre une
telle imprudence aux conséquences combien fâcheuses et regrettables. Mais, en même temps, nous
nous interrogeons perplexes sur votre implication dans le scandale de mercenaires criminels
introduits en Haïti par Jovenel Moise, en vue d’assassiner la population en lutte qui réclame à cor et
à cri, la démission de Jovenel Moise et la tenue du procès de tous les dilapidateurs du fonds Pétro
Caribe, fonds qui devait être investi dans des projets économiques et sociaux d’amélioration des
conditions exécrables de vie de la population. Au nom de Jean Jacques Dessalines, père de la lutte contre la colonisation et pionnier de la
citoyenneté mondiale, nous voulons notamment vous demander de cesser votre attitude raciste et
colonialiste à l’encontre du peuple haïtien, à qui vous voulez imposer l’inacceptable et de respecter
la volonté du peuple qui exige un changement radical et le départ sans condition de Monsieur
Jovenel MOISE du pouvoir.
Enfin, nous vous exhortons à vous conformer scrupuleusement aux exigences de la Convention de
Vienne qui garantit le principe de la non-ingérence dans les affaires internes des Etats. La
population haïtienne en général et en particulier les organisations signataires de cette lettre ouverte
voudraient bien avoir votre position publique sur cette affaire de corruption qui met à mal votre
image de diplomate et celle de vos pays respectifs luttant contre la corruption de manière agissante.
Persuadées que vous ne manquerez pas, pour votre honneur et celui de vos Etats d’apporter dans un
bref délai, les éclaircissements nécessaires susceptibles de lever les terribles suspicions qui
persistent, les organisations signataires vous prient de recevoir leurs salutations les meilleurs.
Pour les organisations :
Josué MERILIEN
Membre du Directoire de Konbit Oganizasyon Politik,
Sendikal ak Popilè yo.

Dominique ST ELOI
Coordonateur Générale de la Centrale Nationale des Ouvriers Haïtiens (CNOHA)

PJ: Enregistrement vocal sus-mentionné

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