#attemptedCoup #DEA #Terrorrism WikiLeaks: «Mafieux… Vendeur de drogue… Champion de la corruption politique»: Les câbles de l’ambassade des É.-U. dressent le portrait du sénateur Youri Latortue!

 

 

#attemptedCoup #DEA #Terrorrism
WikiLeaks: «Mafieux… Vendeur de drogue… Champion de la corruption politique»: Les câbles de l’ambassade des É.-U. dressent le portrait du sénateur Youri Latortue!(Extraits du journal Haïti Liberté)
WikiLeaks: “Mafia boss… Drug dealer… Poster-boy for political corruption” – WikiLeaked U.S. Embassy Cables Portray Senator Youri Latortue! (Extracts from the journal Haïti Liberte)

Yourie Latortue est l’un des politiciens les plus puissants d’Haïti, Sénateur au franc-parler.

Par ailleurs, Youri Latortue est également un trafiquant de drogue, un parrain de gang, et un chef d’escadron de la mort, selon le témoignage et les rapports de nombreux collègues, témoins d’actes criminels et fonctionnaires du gouvernement, haïtiens et internationaux.
En fait, « le sénateur Youri Latortue pourrait bien être le politicien haïtien le plus effrontément corrompu »,d’après l’ambassade des É.-U. Des câbles secrets du Département d’État des É.-U. obtenus par l’organisme WikiLeaks et analysés par Haïti Liberté dressent le portrait d’un caïd ambitieux sans vergogne et sans scrupules, qui a aidé à renverser des gouvernements haïtiens et qui a fait des Gonaïves, la quatrième ville d’Haïti, son fief personnel.
Son ascension au pouvoir
Né aux Gonaïves, Youri Latortue a fréquenté l’École de droit à Port-au-Prince avant d’être diplômé de l’Académie militaire d’Haïti en 1990. Il est devenu lieutenant dans les Forces armées d’Haïti (FAdH), enseignant brièvement à l’Académie militaire. Toutefois, après le coup d’État du 30 septembre 1991 contre le Président Jean-Bertrand Aristide, Latortue a rejoint les rangs de la notoire unité antigang de l’armée (auparavant connue sous le nom de Recherches criminelles) dirigée par le colonel Michel François, l’un des principaux dirigeants du coup d’État.
« C’était de notoriété publique qu’il avait pris part à nombre des meurtres politiques durant le coup d’État de 1991-94, particulièrement à celui du Père Jean-Marie Vincent au mois d’août 2004, » a expliqué un ancien haut placé de l’appareil de sécurité du gouvernement sous couvert d’anonymat. « Il était l’un des chefs des ‘escadrons de la mort’ de Michel François.”

En 2004, une délégation du Centre d’étude des droits humains écrivait qu’ « un ancien haut placé de la police affecté à l’USGPN (sécurité du Palais), Edouard Guerrier… fait valoir que Youri Latortue a participé au meurtre en 1994 du prêtre catholique Jean-Marie Vincent (comme l’indiquaient des témoins oculaires en 1995), et qu’il a collaboré à l’assassinat en 1993 du militant pour la démocratie Antoine Izméry ».

En 2005, un policier des É.-U. avec la Force de police des Nations unies (UNPOL) a filmé une interview qu’il a réalisée avec une jeune femme qui craignait pour sa vie « parce que le 28 août 1994, j’ai été témoin de l’assassinat par Youri Latortue du prêtre du nom de Jean-Marie Vincent, », a-t-elle dit. La vidéo, diffusée en octobre 2010 par le Projet d’information sur Haïti (HIP), est maintenant disponible sur YouTube.
Elle décrit comment elle a vu le prêtre conduire jusqu’à son entrée cette nuit là. « C’est alors que j’ai vu… une camionnette blanche avec un groupe d’hommes en noir », a-t-elle poursuivi. « J’ai vu Youri… Je [n’ai pas reconnu] les autres. Mais la raison pour laquelle j’ai reconnu Youri [est] parce qu’il savait venir chez [nom retiré]. Et je l’ai vu sortir de la [camionnette] et tirer sur la voiture. Mais à ce moment je ne savais pas que [la victime] était un prêtre… Je ne connaissais pas la personne qui se trouvait dans la voiture. » Ce n’est que plus tard que j’ai appris de qui il s’agissait (voir Haïti Liberté, Vol.4, No.14, 10/20/2010).

L’interview filmée a été envoyée à HIP avec la note suivante : « L’ONU n’est pas intéressée à poursuivre cette affaire ou à révéler cette preuve malgré les déclarations d’un témoin oculaire que Youri Latortue est celui qui a appuyé sur la détente et tué le Père Jean-Marie Vincent le 28 août 1994…. C’est un déni de justice que l’ONU ait refuse de faire part de ce témoignage au public. Ils sont censés être impartiaux mais Latortue a des amis puissants à l’ambassade des É.-U. qui le considèrent comme un atout depuis son rôle après le renversement d’Aristide en 2004 ».
Après son retour d’exil le 15 octobre 1994, Aristide a démobilisé les FAdH au début de 1995, et Latortue a été muté à la force de Police intérimaire, composée d’anciens soldats des FAdH. Dr. Fourel Célestin, ancien colonel des FAdH, a été nommé au poste de conseiller à la sécurité du président Aristide, et il a proposé d’intégrer Youri Latortue à la sécurité du Palais sous son égide.
« Aristide y était totalement opposé car il avait entendu les rumeurs du rôle meurtrier de Latortue durant le coup d’État », de dire l’ancien membre du gouvernement. « Mais Célestin l’a convaincu, arguant que le Palais se devait de posséder certains des mauvais éléments de l’armée pour démanteler et neutraliser la force ». Aristide a cédé.
En mars 1995, des assassins inconnus ont abattu la porte-parole pro-coup d’État bien connue, Mireille Durocher-Bertin, et un autre passager de sa voiture la veille de la visite du président Bill Clinton en Haïti. Cet assassinat a considérablement embarrassé le gouvernement Aristide et Clinton. Une équipe d’agents du FBI a passé du temps à enquêter sur le meurtre en Haïti, et Youri Latortue comptait parmi leurs suspects. Washington a retiré le visa de voyage aux É.-U. de Latortue.
Latortue a travaillé au bureau du Palais de Célestin jusqu’en 1996, quand le président René Préval a pris le pouvoir. Washington a insisté pour que certains officiers des FAdH considérés comme étant trop proches d’Aristide – Célestin, les majors Dany Toussaint et Joseph Médard – soient écartés de la direction de la nouvelle police et de deux nouveaux contingents de sécurité du Palais : L’USP (Unité de sécurité présidentielle), semblable aux services secrets des É.-U., et l’USGPN (Unité de sécurité générale du Palais national). Lorsqu’ils ont été démis de leurs fonctions, cela a laissé un vide dans le commandement de la sécurité du Palais, un vide qui a été comblé par Latortue. Il est devenu chef adjoint de l’USGPN sous Frantz Jean-François. Deux agents de sécurité pro-Lavalas jugés plus dignes de confiance – Nesly Lucien et Oriel Jean – ont été choisis pour diriger l’USP. Cet arrangement a duré pendant tout le mandat de Préval (en dépit de ses graves inquiétudes au sujet de Latortue, comme nous le verrons) jusqu’à ce qu’il laisse la place à Aristide en 2001.
Aristide revient, Youri prend congé
« Après l’accession au pouvoir d’Aristide, d’autres policiers de l’USGPN ont trouvé [Latortue] ‘hostile’ envers son nouveau Président, qui était préoccupé par son implication dans un‘complot,’ d’après la radio appartenant à l’élite haïtienne, Signal FM, le 21 février 2001 », écrit le journaliste d’enquête canadien Anthony Fenton, dans un article de Znet de juin 2005 intitulé « Have the Latortues Kidnapped Democracy in Haiti? [Les Latortue ont-ils kidnappé la démocratie en Haïti ?] ».
À ce moment-là, Latortue a été transféré du Palais pour aller travailler sous Nesly Lucien, qui avait été nommé chef de police. Mais à la fin de 2001, Latortue a pris un congé payé de la police pour aller poursuivre une maîtrise en Droit au Canada. Il « a vécu a Miami, [et] étudié à Montréal pendant deux ans »a-t-il raconté à Fenton lors d’une interview téléphonique de juin 2005.

En 2002 et 2003, Latortue a fait la navette entre les États-Unis, le Canada et la République dominicaine, pour rencontrer Guy Philippe, l’ancien chef de l’escadron de la mort FRAPH , Jodel Chamblain, et d’autres membres des « rebelles » qui se formaient, s’entraînaient et lançaient des raids contre Haïti. Fait intéressant, le visa de voyage aux États-Unis de Youri, qui avait été suspendu en 1995, a été rétabli en 2002 lorsqu’il s’est mis à jouer le rôle d’intermédiaire anti-Aristide.

« Nous savons que Youri a été l’un des auteurs intellectuels, l’un des principaux planificateurs, de l’attaque contre le Palais national le 17 décembre 2001», lorsqu’une bande des « rebelles » de Philippe a brièvement pris le Palais national à l’occasion d’un coup d’État raté, a expliqué notre source bien placée. « Dans le cadre de l’enquête après l’attaque, nous avons appris que c’étaient les gens de Youri – ses protégés – dans l’USGPN, travaillant à l’intérieur du Palais, qui ont laissé les attaquants s’introduire dans l’enceinte du P

Youri Latortue s’est alors envolé pour Haïti accompagné de son cousin au deuxième degré, Gérard Latortue. Quelques semaines plus tard, Gérard Latortue a été installé comme Premier ministre de facto. Youri Latortue, souvent appelé le « neveu » de Gérard a été nommé chef de sécurité et chef espion, avec le titre de « responsable des services de renseignements de la Primature ».
« Le problème était que Gérard avait travaillé pour des organisations internationales outre-mer la majeure partie de sa vie et n’avait pas vraiment de repères en Haïti, », explique notre source. « Il dépendait largement de Youri pour le guider. En ce sens, Youri était pratiquement le Premier ministre dans les coulisses. Et pendant ce coup d’État, il fut le principal responsable du massacre de nombreux militants au Bélair, à Cité Soleil et d’autres poches de résistance ».
Dans ces fonctions, Latortue a été « surnommé ‘Monsieur 30 pour cent’ à cause du pourcentage qu’il exigeait en échange de faveurs », écrit Thierry Oberlin dans l’édition du 21 décembre 2004 du Figaro. «Inquiet, non sans raison, pour sa propre sécurité, le Premier ministre verse 20 000 euros par mois à cet ancien policier impliqué dans divers scandales pour ‘organiser un service de renseignements’.»
Mais quelque chose d’intéressant s survenait en 2004; Gérard Latortue a quitté Haïti pour se rendre à une conférence au Canada, en passant par Miami. Youri faisait partie de sa délégation. Mais en Floride, les agents des É.-U. ont détenu Youri pour son implication présumée dans le trafic de drogue. (Joel Deeb, un trafiquant d’armes haïtiano-américain qui aurait fait des affaires avec Youri Latortue, « a déclaré que Youri Latortue a actuellement quatre mises en accusation scellées de la DEA qui pèsent contre lui, et que la DEA a fais parvenir une lettre pour l’extradition de Youri Latortue au gouvernement intérimaire »,a appris Fenton à partir de nombreuses interviews avec Deeb entre avril et juin 2005. « Youri Latortue, pour sa part, a esquivé les questions au sujet des accusations de la DEA, niant que Deeb et lui, comme le prétend Deeb, étaient en contact régulier. »)

Un collègue a comparé « l’autorité du sénateur Latortue dans la ville portuaire des Gonaïves à celle d’un parrain de la mafia ».
Gérard Latortue a téléphoné aux responsables à Washington et demandé que Youri soit relâché. Les responsables aux É.-U. ont finalement dit qu’ils ne détiendraient pas Youri, à condition que celui-ci prenne le prochain avion pour Haïti, ce qu’il fit.
« Lorsque Gérard est retourné en Haïti après sa visite au Canada, il s’est entretenu avec Youri à propos de l’incident et sur sa vulnérabilité aux poursuites », explique notre source. « Ils ont décidé que la meilleure solution était que Youri devienne un élu, ce qui lui conférerait l’immunité contre les poursuites. Voilà pourquoi et comment la carrière politique de Youri a débuté, assuré par Gérard, sous qui son élection était garantie. »”

Ainsi, sous le gouvernement de son « oncle », Youri a été élu pour un mandat de six ans comme premier sénateur du département de l’Artibonite lors de l’élection du 7 février 2006 qui a également amené Préval à la Présidence pour la deuxième fois.
Voilà à partir d’où les câbles de l’ambassade des É.-U. reprennent le fil du récit.
Un trafiquant de drogue et kidnappeur au Palais ?
Quand Youri Latortue travaillait au Palais sous Aristide et René Préval, aucun des deux présidents n’était à l’aise avec sa présence et ils savaient que Youri Latortue trempait dans des activités illégales. Mais ils craignaient de prendre des mesures contre lui. « Parmi les observateurs politiques, c’est un article de foi que Latortue était impliqué dans le trafic de drogues sous Aristide et durant les premières administrations de René Préval », a rapporté l’ambassadrice des É.-U., Janet Sanderson, dans un câble du 27 juin 2007 à l’intention de Washington. « Préval lui-même a rapporté que Latortue ‘trafiquait de la drogue’ à partir de son bureau au Palais durant le mandat d’Aristide. »
Préval a fait les mêmes affirmations au successeur de Sanderson, l’actuel ambassadeur Kenneth Merten, qui a rapporté dans un câble secret du 6 octobre 2009 que le président haïtien avait « également fait part de ses préoccupations concernant le manque d’intégrité du président de la Commission du Sénat sur la sécurité et la justice, le sénateur Youri Latortue, mentionnant les liens qu’il avait avec le trafic de drogue. Il a soutenu son point de vue en rappelant le refus présumé du gouvernement des É.-U. de laisser entrer Latortue aux États-Unis » en 1995 et 2004.
L’ambassade des États-Unis a traité Latortue avec méfiance lorsqu’il est retourné en Haïti en 2004. Le premier conflit qu’ils ont eu avec lui est survenu lorsque ce dernier a pris l’initiative de dire à « certains des ex-soldats du Cap-Haïtien », qui avaient participé à la « rébellion » de Guy Philippe, « qu’ils seraient admis dans la PNH ».
« Cela a sonné l’alerte pour nous et pour le reste de la communauté internationale et a fait l’objet d’une réunion du Noyau le 12 mars », rapporte le prédécesseur de Sanderson, l’ambassadeur James Foley, dans uncâble du 15 mars 2005. Les É.-U. et ses alliés ont été voir Gérard Latortue qui « a assuré que tel n’était pas le cas ». Leur faisant plaisir en « admettant publiquement que la PNH ne constituait pas une option automatique pour les anciens des FADH ».

L’homme d’affaires Fritz Mevs, faisait part à l’ambassade des É.-U. que « des trafiquants de drogue colombiens » travaillaient avec une « petite clique d’individus puissants et bien introduits, dont Youri Latortue… pour créer une entreprise criminelle qui se nourrit de l’instabilité et l’alimente ».
Deux mois plus tard, un membre bien connu de la bourgeoisie haïtienne, l’homme d’affaires Fritz Mevs, faisait part à l’ambassade des É.-U. que « des trafiquants de drogue colombiens » travaillaient avec une « petite clique d’individus puissants et bien introduits, dont Youri Latortue… pour créer une entreprise criminelle qui se nourrit de l’instabilité et l’alimente », écrit Foley dans un câble du 27 mai 2005. Youri faisait partie d’« une petite camarilla de trafiquants de drogue et d’intrigants politiques qui contrôlent un réseau de policiers corrompus et de gangs, responsables […] de la perpétration de kidnappings et de meurtres… »
L’ambassade était également préoccupée par le fait que Youri commençait à s’aliéner certains membres de la coalition anti-Lavalas qui avait chassé Aristide du pouvoir, surtout les étudiants. Ils commençaient à ne plus faire confiance au gouvernement intérimaire d’Haïti, tel que l’on nommait le régime de facto de Latortue, à cause des « rumeurs qui couraient à l’effet que le gouvernement intérimaire d’Haïti (notamment Youri Latortue) créait une ‘cellule de renseignements’ au sein du mouvement étudiant à des fins politiques », écrit le chargé d’Affaires intérimaire, Douglas M. Griffiths, dans un câble du 6 juillet 2005.

Washington surveillait de près l’émergence d’Artibonite en Action (LAAA), le parti créé par Youri Latortue en 2005 pour se faire élire au Sénat. « Ce parti pourrait être financé par de l’argent de provenance délictueuse et a déjà été impliqué dans des violences liées aux gangs dans les quartiers défavorisés de Raboteau et Jubilée aux Gonaïves », écrit une autre chargée d’Affaires intérimaire, Erna Kerst, dans un câble du 30 novembre 2005.
Alors qu’elle entrait en fonction à l’ambassade au début de l’année 2006, Sanderson, a également fait écho au fait que Youri Latortue est « largement soupçonné d’être impliqué dans des activités illégales », dans un câble du 16 juin 2006.
Moins de deux mois plus tard, le 2 août, elle fait parvenir un autre câble rapportant qu’Edmond Mulet, le chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), était préoccupé par le fait que « le trafic de la drogue est devenu un problème de plus en plus alarmant, qui est difficile à combattre, en partie à cause des liens au trafic de la drogue au sein du gouvernement haïtien », écrit Sanderson. « Dans cette communication, il a mentionné Youri Latortue – décrivant ce dernier comme un ‘trafiquant de drogue’ ».
Le trafiquant d’armes Joel Deeb a également qualifié Latortue de « caïd trafiquant de drogue, ‘ avec des liens étroits’ avec le chef paramilitaire Guy Philippe », a rapporté Anthony Fenton dans son article de ZNet. « Deeb a également dit que ‘tout le monde est au courant’ de l’implication de Youri Latortue dans les kidnappings »,qui sévissaient en Haïti à l’époque.
« Il est également de notoriété publique que Youri Latortue et son assistant, Jean-Wener Jacquitte,… font, au moins, office d’intermédiaires pour l’argent provenant des kidnappings », a poursuivi Fenton. « Ceci a été confirmé par des sources dans les cercles diplomatiques, de même que par des sources à l’intérieur et à l’extérieur du gouvernement de facto haïtien ».
«LES LIENS DE FAMILLE DE LATORTUE ET SA PROCHE ASSOCIATION AVEC LES GANGS ARMÉS ET DES TRAFIQUANTS DE DROGUE LUI PERMETTENT DE MANIPULER LA RÉGION».
Dans un câble du septembre 2006, Sanderson a rapporté que Youri a été en mesure « d’embaucher ses‘petits amis’ pour gérer les opérations de la douane aux Gonaïves » et, dans un câble de novembre 2006, que le juge des Gonaïves, Napela Saintil, qui avait présidé au procès emblématique du massacre de Raboteau en 2000 (auquel Youri Latortue « a refusé de témoigner »), considérait Latortue comme son « ennemi juré » et a « accusé un agent de sécurité de Latortue, Léon Leblanc, d’avoir tenté de l’assassiner en mars 2004 ».
L’un des câbles les plus édifiants de Sanderson est sans nul doute celui daté du 20 novembre 2006. Il tire sa source d’une réunion du 9 novembre qu’a eue l’un des proches associés de Youri (dont le nom a été retiré de ce rapport et du câble affiché sur le site de WikiLeaks pour sa protection) avec des responsables politiques de l’ambassade. Le collègue « a fait part aux responsables politiques de ses préoccupations concernant les activités illégales ou peu recommandables de Latortue dans la ville portuaire des Gonaïves et d’autres secteurs de l’Artibonite », a écrit Sanderson. « Les liens de famille de Latortue et sa proche association avec les gangs armés et des trafiquants de drogue lui permettent de manipuler la région ».
Un politicien ambitieux
« La famille Latortue étend partout ses tentacules dans la politique haïtienne », a confié l’homme à l’ambassade en Haïti. « La sœur de Youri à déjà été mairesse des Gonaïves, et l’ancien délégué de la région était également l’un de se cousins. L’administration a rempli les bureaux locaux et municipaux d’Haïti par décret présidentiel durant le gouvernement intérimaire. Le sénateur Latortue exerçait une influence sur ces nominations par l’entremise de ses relations avec le Premier ministre du gouvernement intérimaire, Gérard Latortue, et a réussi à placer des membres de son parti dans la plupart des postes à travers l’Artibonite. Le sénateur s’est servi de ces gens pour consolider son pouvoir et son influence dans la région jusqu’à ce que le nouveau délégué de l’Artibonite nomme de nouveaux responsables locaux et régionaux qui n’étaient pas inféodés au sénateur Latortue ».
Le collègue a comparé « l’autorité du sénateur Latortue dans la ville portuaire des Gonaïves à celle d’un parrain de la mafia », poursuit le câble. « Il a affirmé que le port quelque peu léthargique et la drogue et les autres trafics qui y ont cours sont totalement sous le contrôle du sénateur. Le port des Gonaïves est largement sous le contrôle du gang de l’Armée cannibale, qui fait face à la concurrence persistante des deux autres gangs, Des Cahos and Jubile Blan. Le sénateur Latortue exerce une influence sur les trois groupes et est ainsi en mesure de garder la main mise sur le port. Parmi les autres entreprises de Latortue aux Gonaïves on compte une boîte de nuit et une salle de cinéma, toutes les deux d’une légitimité douteuse »
Sanderson a également remarqué qu’« une organisation populaire souvent perturbatrice de Saint-Marc du nom de ‘Bale Wouze’ a récemment accusé le sénateur d’avoir distribué des armes dans le but de déstabiliser le gouvernement ». Le collègue de Latortue « a téléphoné à l’ambassade le 16 novembre pour appuyer les accusations de Bale Wouze, et également pour rapporter un autre incident au cours duquel le sénateur Latortue et ses amis volaient des poteaux et des boîtes de service téléphoniques de Port-au-Prince pour être utilisés aux Gonaïves ».
Le collègue a décrit comment Youri était un politicien rusé. « Après les immenses inondations dans l’Artibonite en septembre [2006], le gouvernement central avait donné des approvisionnements d’urgence à être distribués aux victimes des inondations », écrit Sanderson, mais le « sénateur Latortue a intercepté les provisions et les a temporairement cachées quelque part aux Gonaïves, avant de les apporter aux victimes comme s’il était personnellement responsable de cette distribution de vivres ».

Nous devons faire tous pour éviter que le politicien avec la réputation la plus douteuse s’accapare du pouvoir. Tout est permis pour éviter ce dilemme!!

English Version👇

WikiLeaks: “Mafia boss… Drug dealer… Poster-boy for political corruption” – WikiLeaked U.S. Embassy Cables Portray Senator Youri Latortue

Youri Latortue is one of Haiti’s most powerful politicians. An outspoken Senator.

But Youri Latortue is also a drug-trafficker, gang godfather, and death-squad leader, according to the testimony and reports of many colleagues, crime witnesses and government officials, both Haitian and international.

In fact, “Senator Youri Latortue may well be the most brazenly corrupt of leading Haitian politicians,” according to the U.S. Embassy. Secret U.S. State Department cables obtained by the media organization WikiLeaks and reviewed by Haïti Liberté paint a portrait of a relentlessly unscrupulous, ambitious strongman, who has helped bring down Haitian governments and holds Gonaïves, Haiti’s fourth largest city, as his personal fiefdom.
His Rise to Power
Born in Gonaïves, Youri Latortue went to law school in Port-au-Prince and then graduated from Haiti’s military academy in 1990. He became a lieutenant in the Haitian Armed Forces (FAdH), teaching briefly at the Military Academy. But after the Sep. 30, 1991 coup d’état against President Jean-Bertrand Aristide, Latortue joined the Army’s notorious Anti-Gang Unit (previously called Criminal Research) headed by Col. Michel François, one of the coup’s principal leaders.
“It was widely known that he was involved in many of the political killings carried out during the 1991-94 coup, in particular the shooting of Father Jean-Marie Vincent in August 2004,” explained a once highly-placed government security source who wishes to remain anonymous. “He was one of Michel François’ death-squad leaders.”
In 2004, a delegation of the Center for the Study of Human Rights wrote that “a former high-ranking police official from the USGPN (palace security), Edouard Guerrière… claims that Youri Latortue participated in the 1994 murder of Catholic priest Jean-Marie Vincent (as did eyewitnesses in 1995), and that he assisted in the 1993 murder of democracy activist Antoine Izméry.”
In 2005, a U.S. policeman with the United Nations Police (UNPOL) videotaped an interview that he made with a young woman who feared for her life “because the 28th of August 1994, I witnessed Youri Latortue murder the priest by the name of Jean-Marie Vincent,” she said. The video, released in October 2010 by the Haiti Information Project (HIP), is now available on YouTube.
She describes how the priest drove up to his gate that night. “That’s when I saw… a double white pickup with a bunch of men in black,” she continued. “I saw Youri… I [didn’t recognize] the other ones. But the reason why I remember Youri [was] because he used to come to [name removed] house. And I saw him getting out of the [pick-up]and shooting at the car. But at that time, I didn’t know [the victim] was a priest… I didn’t know the person who was in that car.” It was only later that she learned who it was (see Haïti Liberté, Vol.4, No.14, 10/20/2010).
The video-taped interview was sent to HIP with the following note: “The UN has no interest in pursuing this case or revealing this evidence despite the statements of this eyewitness that Youri Latortue was the triggerman that shot and killed Father Jean-Marie Vincent on August 28, 1994…. It is a travesty of justice that the UN has been withholding this testimony from the public. They are supposed to be impartial but Latortue has powerful friends in the US Embassy who view him as an asset since his role following the ouster of Aristide in 2004.”
After Aristide returned to Haiti from exile on Oct. 15, 1994, he dissolved the FAdH in early 1995, and Latortue was transferred to the Interim Police force, made up of former FAdH soldiers. Dr. Fourel Célestin, a former FAdH colonel, was appointed as President Aristide’s security advisor, and he proposed bringing Youri Latortue into the Palace security under his aegis.
“Aristide was dead set against it, having heard the persistent rumors of Latortue’s murderous role during the coup,” the former government source said. “But Célestin convinced him, arguing that the Palace needed to have some of the Army bad guys if it was going to dismantle and neutralize the force.” Aristide relented.
In March 1995, unknown assassins shot to death well-known pro-coup spokeswoman Mireille Durocher-Bertin and another passenger in her car on the eve of President Bill Clinton’s visit to Haiti. The shooting was a tremendous embarrassment to the Aristide government and to Clinton. A team of FBI agents spent time in Haiti investigating the murder, and Youri Latortue was one of their suspects. Washington yanked Latortue’s U.S. travel visa.
Latortue worked out of Célestin’s Palace office until 1996 when President RenéPréval took power. Washington insisted that certain former FAdH officers deemed too close to Aristide – Célestin, Major Dany Toussaint, Major Joseph Médard – be removed from leadership of the new police and two new Palace Security details: the USP (Presidential Security Unit), similar to the U.S. Secret Service, and the USGPN (Security Unit to Guard the National Palace). When they were removed, that left a void in the Palace security’s command, a void that was filled by Latortue. He became the USGPN’s deputy chief under Frantz Jean-François. Two better trusted pro-Lavalas security agents – Nesly Lucien and Oriel Jean – were named to head the USP. That arrangement lasted throughout Préval’s term (despite his grave misgivings about Latortue, as we shall see) until he handed the Presidency back to Aristide in 2001.
Aristide Returns, Youri Takes Leave
“After Aristide’s accession, other USGPN policemen found [Latortue] ‘hostile’ to his new President, who worried about his involvement in a ‘plot,’ according to Haiti’s elite-owned radio station Signal FM on February 21, 2001,” Canadian investigative journalist Anthony Fenton wrote in a June 2005 Znet article entitled “Have the Latortues Kidnapped Democracy in Haiti?”.
At that point, Latortue was transferred out of the Palace to work under Nesly Lucien, who had been named Police Chief. But in late 2001, Latortue took a paid leave of absence from the police to pursue a master’s degree in law in Canada. He “had lived in Miami, [and] studied in Montreal for two years” he told Fenton in a June 2005 phone interview.

During 2002 and 2003, Latortue shuttled back and forth between the U.S., Canada, and the Dominican Republic, meeting with Guy Philippe, former FRAPH death-squad leader Jodel Chamblain, and others in the “rebel” force forming, training, and launching raids into Haiti. Interestingly, Youri’s U.S. travel visa, which had been suspended in 1995, was reinstated in 2002 when he started to play this role of anti-Aristide intermediary.
“We know that Youri was one of the intellectual authors, one of the key planners, behind the Dec. 17, 2001 attack on the National Palace,” when a band of Philippe’s “rebels” briefly took over the National Palace during a failed coup attempt, our well-placed source explained. “In the investigation after the attack, we learned that it was Youri’s people – his proteges – in the USGPN who, working inside the Palace, let the attackers into the Palace.
Youri Latortue then flew back to Haiti with his first cousin once-removed, Gérard Latortue in tow. A few weeks later, Gérard Latortue was installed as de facto Prime Minister. Youri Latortue, often called Gérard’s “nephew,” was appointed as his security and spy chief, with the title “Responsible for National Intelligence to the Primature.”
“The thing was that Gérard had been working for international organizations overseas most of his life and didn’t really know the lay of the land in Haiti,” our security source explained. “He had to rely largely on Youri for guidance. In that sense, Youri was practically the shadow Prime Minister. And during that coup, he was the main one responsible for the massacre of many militants in Belair, Cité Soleil and other pockets of resistance.”
In his post, Latortue was “nicknamed ‘Mister 30 Per Cent’ because of the percentage he demands in return for favors,” wrote Thierry Oberlin in the December 21, 2004 Le Figaro. “Worried, not without reason, about his own security, the prime minister pays 20,000 euros a month to this former police officer implicated in various scandals for ‘organizing an intelligence service’.”
But then something interesting happened. In late 2004, Gérard Latortue left Haiti to travel to a conference in Canada, passing through Miami. Youri was part of his delegation. But in Florida, U.S. agents detained Youri for his suspected involvement in drug-trafficking. (Joel Deeb, a Haitian-American arms dealer who reportedly brokered deals with Youri Latortue, “stated that Youri Latortue presently has four sealed DEA indictments pending against him, and that the DEA [has] issued an extradition letter for Youri Latortue to the interim government,” Fenton learned in several interviews with Deeb between April and June 2005. “Youri Latortue himself evaded questions about the DEA indictments, denying that he and Deeb, as Deeb claims, were in regular contact.”)
Gérard Latortue got on the phone to officials in Washington and demanded that Youri be released. Eventually, U.S. officials said they would not hold Youri, but on the condition that he take the next flight back to Haiti, which he did.
“When Gérard returned to Haiti after the Canada visit, he met with Youri about the incident and about his vulnerability to prosecution,” our source explains. “They determined that the best course of action was for Youri to become an elected official, which would confer upon him immunity from prosecution. That is why and how Youri’s political career began, assured by Gérard, under whom his election was assured.”
Thus, under his “uncle’s” government, Youri was elected to a six-year term as the first senator of the Artibonite Department in the Feb. 7, 2006 elections that also brought Préval to the Presidency for the second time.
This is where the U.S. Embassy cables pick up the thread.
A Drug Dealer and Kidnapper in the Palace?
When Youri Latortue worked in the Palace under Aristide and Préval, neither president was comfortable with his presence there and knew he was involved in illegal activities. But they were afraid to act against him. “Among political observers, it is an article of faith that Latortue was involved in drug trafficking under Aristide and during the first Préval administrations,” reported U.S. Ambassador Janet Sanderson in a June 27, 2007 cable to Washington. “Préval himself reports that Latortue ‘ran drugs’ out of his office in the Presidency during Aristide’s mandate.”
Préval said the same thing to Sanderson’s successor, current Ambassador Kenneth Merten, who reported in an Oct. 6, 2009 secret cable that the Haitian president “also expressed concern over the lack of integrity of the president of the Senate Commission on Justice and Security, Senator Youri Latortue, implying ties to the drug trade. He supported his viewpoint by recalling the USG’s [U.S. government’s]alleged refusal to allow Latortue to travel to the United States” in 1995 and 2004.
The U.S. Embassy treated Latortue warily when he returned to Haiti in 2004. The first conflict they had with him was when he took it upon himself to tell “some of the ex-soldiers in Cap-Haïtien” who had taken part in Guy Philippe’s “rebel” force “that they would be admitted into the HNP,” or Haitian National Police. “This raised a red-flag for us and the rest of the international community and was a subject of the Core Group meeting March 12,” reported Sanderson’s predecessor, Ambassador James Foley in a Mar. 15, 2005 cable. The U.S. and its allies went to Prime Minister Gérard Latortue who “made clear this was not the case,” pleasing them with “his public acknowledgment that the HNP was not an automatic option for the ex-FADH.”
Two months later, a prominent member of Haiti’s bourgeoisie, businessman Fritz Mevs, told the U.S. Embassy that “Colombian drug-traffickers” were working “with a small cabal of powerful and connected individuals, including Youri Latortue… to create a criminal enterprise that thrives on – and generates – instability,” Foley wrote in a May 27, 2005 cable. This cabal which included Youri was a “small nexus of drug-dealers and political insiders that control a network of dirty cops and gangs that […] were responsible for committing the kidnappings and murders.”
The Embassy also worried that Youri was beginning to alienate some in the anti-Lavalas coalition that had driven Aristide from power, particularly students. They were starting to distrust the Interim Government of Haiti (IGOH), as the Latortues’ de facto regime was called, because “rumors are rife that the IGOH (and specifically Youri Latortue) is building an ‘intelligence cell’ within the student movement for political ends,” wrote interim Chargé d’Affaires Douglas M. Griffiths in a July 6, 2005 cable.
Washington was also closely watching the emergence of the Artibonite in Action (LAAA), the party Youri Latortue formed in 2005 to run for Senate. “This party may have nefarious sources of income and has already been implicated in gang-related violence in the poorer neighborhoods of Raboteau and Jubilee in Gonaïves,” wrote another interim Chargé d’Affaires Erna Kerst in a Nov. 30, 2005 cable.
As Sanderson took over the Embassy in early 2006, she also echoed that Youri Latortue is “widely believed to be involved in illegal activities,” in a Jun. 16, 2006 cable.
Less than two months later, on Aug. 2, she sent another cable that reported that Edmond Mulet, the chief of the U.N. Mission to Stabilize Haiti (MINUSTAH), was concerned that “drug
trafficking has become an increasingly alarming problem, which is difficult to combat, in part because of the drug ties within the Haitian Government,” Sanderson wrote. “In this connection, he mentioned Senate leader Joseph Lambert and Security Commission Chair Youri Latortue — describing the latter as a ‘drug dealer’.”
Arms dealer Joel Deeb also called Latortue “a drug smuggling ‘Kingpin,’ with ‘close ties’ to paramilitary leader Guy Philippe,” Anthony Fenton reported in his ZNet article. “Deeb also said that ‘everybody knows’ about Youri Latortue’s involvement in kidnappings,” which were plaguing Haiti at the time.
“It is also widely known that Youri Latortue and his deputy, Jean-Wener Jacquitte,… are, at the least, funneling money associated with kidnappings,” Fenton continued. “This has been confirmed by sources both in diplomatic circles, as well as sources inside and outside the de facto Haitian government.”
In a September 2006 cable, Sanderson reported that Youri was able “to hire his ‘cronies’ to run customs’ operations in Gonaïves” and, in a November 2006 cable, that Gonaïves Judge Napela Saintil, who had presided over the landmark 2000 Raboteau Massacre trial (at which Youri Latortue “refused to testify”), considered Latortue “his ‘arch enemy’” and “accused a security agent of Latortue’s, Leon Leblanc, of attempting to assassinate him in March, 2004.”
One of Sanderson’s most enlightening cables is that of Nov. 20, 2006. It is based on a Nov. 9 meeting that one of Youri’s close associates (whose name has been removed from this report and the cable posted on WikiLeaks’ site to protect him) had with Embassy political officers or “poloffs.” The colleague “shared with poloffs his concerns regarding Latortue’s illegal or otherwise unsavory activities in the port city of Gonaïves and other areas of the Artibonite,” Sanderson wrote. “Latortue’s family connections play a part in his ability to manipulate the region, as do his close associations with armed gangs and drug traffickers.”
An Ambitious Politician
“The Latortue family is crawling all over Haitian politics,” the man told the Embassy. “Youri’s sister is the former mayor of Gonaïves, and the former delegate to the region was a cousin of his as well. The administration filled Haiti’s local and municipal offices by presidential appointment during the IGoH. Senator Latortue had influence over these appointments through his relation with IGoH Prime Minister Gerard Latortue, and managed to place members of his party in most positions around the Artibonite. The senator used these people to consolidate his power and influence in the region until the new delegate to the Artibonite appointed new local and regional officials who were not in the back pocket of Senator Latortue.”
The colleague “likened Senator Latortue’s authority in the port city of Gonaïves to that of a mafia boss,” the cable continued. “He claimed that the somewhat lethargic port and the drug and other contraband trafficking taking place there are completely under the Senator’s command. The port in Gonaïves is largely controlled by the Cannibal Army gang, which faces persistent competition from two other gangs, Des Cahos and Jubile Blan. Senator Latortue exerts influence over all three groups and is thus able to maintain sway over dealings in the port. Senator Latortue’s other businesses in Gonaïves include a nightclub and movie theater, both of questionable legitimacy.”
Sanderson also noted that “an oft-disruptive popular organization in St. Marc named ‘Bale Wouze’ recently accused the senator of distributing weapons in an effort to destabilize the government.” Latortue’s colleague “phoned the Embassy on November 16 to reinforce the Bale Wouze accusations, and also to report another incident in which Senator Latortue and friends were stealing telephone poles and utility boxes from Port-au-Prince for use in Gonaïves.”

The colleague described how Youri was a savvy politician. “After the large-scale flooding in the Artibonite in September, the central government allocated emergency food supplies to be distributed to the flood victims,” Sanderson wrote, but “Senator Latortue intercepted the supplies and stashed them temporarily somewhere in Gonaïves, and then took the supplies to the victims and acted as if he was personally responsible for the handouts.”
Everything must be done to prevent the politician with the darkest past to come to power in Haiti!!!

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