L’ACTION CONTRE LES TRAFIQUANTS DANS UNE NOUVELLE PHASE ? Gare à ceux qui se savent en difficulté Il semble que le notaire Emmanuel ait fait des aveux…

sont exclusivement des sénateurs,soient Hervé Fourcand, Wilfrid Gelin et Rony Célestin

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L’ACTION CONTRE LES TRAFIQUANTS DANS UNE NOUVELLE PHASE ? Gare à ceux qui se savent en difficulté Il semble que le notaire Emmanuel ait fait des aveux…

 

Après de long mois, pour ne pas dire des années, que les enquêteurs fédéraux sont engagés en Haïti, il semble que ceux qui se savent en difficulté avec la justice américaient de bonnes raisons de se faire du souci. Surtout ceux dont les dossiers ont été déjà soumis aux autorités judiciaires haïtiennes avec la mention « très urgent ». Dansles milieux autorisés, proches du Palais national, de la Police haïtienne et du bureau de la Drug Enforce- ment Administration (DEA), on laisse croire qu’une équipe d’agents de la Brigade fédérale anti-drogue et de procureurs, qui étaient attendus à la capitale haïtienne, sont finale- ment arrivés, etse sont immédiatement mis au travail. Des listes ont été illico communiquées aux autorités du pays à qui des questions pertinentes ont été poséessur des dossiers jugés trop longtemps en souf- france, et d’autres qui n’ont pas avancé suffisamment.

 

On parle tout d’abord du dossier de l’Unité centrale de références fiscales (UCREF), qui concerne le président haïtien lui-même. Selon des con- fidences faites, sous la pro- messe de garder secrète l’- identité des interlocuteurs, on a appris que les responsables américains ont exprimé leurs préoccupations du fait que, en ce qui concerne le dossier UCREF, en particulier, dont la teneur avait été communiquée aux Américains, avant même qu’il ne soit transféré aux autoritésjudiciaires haïtiennes compétentes, a avancé à pas de tortue. Comme on sait, dès qu’on parle de dossier UCREF, on sait qu’il s’agit du président Jovenel Moïse. Le blanchi- ment d’argent étant un crime transnational, les Américains tiennent beaucoup à cette affaire et n’entendent paslésiner sur les moyens de donner l’ultime chiquenaude, là où elle produira le plus d’effet, pour inciter leurs collègues haïtiens à plus de collaboration afin de dégager les obstacles qui entravent le progrès de ce dossier.

 

En donnant une attention spéciale au dossier UCREF, on se demande s’ils’agit des « représailles » qui ont été évoquées récemment par des sources privilégiées ayant indiqué les dispositions annoncées par le vice-président américain dans le dossier du Vénézuela à l’Organisation des États américains (OEA). Dans un tel cas, il faut s’at- tendre à une intensification des pressions sur le président Moïse pour que sa collabora- tion soit « plus dynamique » par rapport aux « fugitifs » recherchés par la loi américai- ne e. D’aucuns diraient que, dans le cadre de cette straté- gie, le chef d’État haïtien serait l’objet de fortes pressions pour qu’il accède aux de- mandes des autorités judiciaires américaines pour éviter d’être, à son tour, pris pour cible à courte échéance.

 

Cela veut dire que la liste de parlementaires recherchés par la justice américaine devrait être exécutée dans l’ «immédiat ». Des informateurs proches des procureurs fédéraux avaient mis le président du Sénat sur cette liste. Bien que d’autres secteurs de l’organisme fédéral anti-drogue aient insisté pour dire que grâce à la « coopération agisante » du sénateur du sud-est, plusieurs caïds ont été identifiés. Pour l’instant, il reste à déterminer si, aux yeux des décideurs, cette « coopération» offerte par le parlemenaire vaut la peine d’éloigner les agents fédéraux du puissant sénateur.

 

Probablement, le notaire Emmanuel s’est mis à table, après son arrestation, il y a trois semaines, suivie de sont transfert immédiat à Miami. Un fugitif depuis 24 ans,Jean- Claude Emmanuel, qui s’était enfui des États-Unis, au lieu de se présenter poursa sentence, après avoir été reconnu coupable de contrefaçon de dollars U.S., M. Emmanuel ne s’est imposé, dit-on, aucune retenue dans ses aveux.

 

L’arrestation du notaire Emmanuel par des marshals fédéraux, suivie de son transfert à Miami, a coïncidé avec l’arrivée à la capitale haïtienne d’une nouvelle vague d’agents fédéraux cherchant à trouver l’origine d’une série de billets verts dont la « numérotation », comparée à celles des billets régulièrement im- primés par le Département du Trésor, est totalement différente Des sources crédibles ont fait savoir que la justice américaine laissait Jean-Claude Emmanuel évoluer sans en- combre en Haïti, depuis plus de deux décennies, lui laissant les coudées franches pour mener ses activités de contre- façon, jusqu’à ce qu’elle déci- de qu’elle avait obtenu suffi- samment d’informations pour l’appréhender et mettre ensuite la main aux collets de ses collaborateurs sur place en Haïti. Puisque, dit-on dans les milieux autorisés, quand il s’enfuit des États-Unis, en 1994, Emmanuel avait tou- jours accès aux équipements au moyen desquels il pratiquait son « art ». À coup sûr, les agents fédéraux, qui viennent d’être déployés enHaïti, connaissant l’identité des individus qui produisent les faux billets, aussi bien que le lieu où se trouve installé la machinerie. Grâce à la « coopération » de Jean-Claude Emmanuel.

 

Qu’en est-il de la liste des parlementaires recherchés ?

Si les agents fédéraux ont pour mission d’arrêter des fugitifs recherchés accusés d’effectuer destransferts clandestins de fonds, de contrefaçon, de trafic illégal d’armes et d’autres activitésillicites, le commerce de stupéfiants gagne la palme. D’après les informations disponibles, le plus grand nombre de personnes recherchées se trouvent dans cette catégorie. Il y a, certes, des citoyens ordinaires qui font partie de cette fa- meuse liste. Mais on apprend que d’autres parlementaires s’y trouvent.

En sus de ceux qui ont été déjà identifiés, ces mêmes sources ont ajouté d’autres parlementaires à la liste. Pour l’instant, dit-on,se sont exclusivement des sénateurs,soient Hervé Fourcand, Wilfrid Gelin et Rony Célestin. Les mêmes informat Les mêmes informateurs ont insisté pour dire que ces derniers se trouvent sur la liste « urgent » ou transfert immédiat aux États-Unis.

On verra !

source H.O

 

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