Coup de projecteur sur l’actualité : ’un Secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique parlant de “chars blindés /Kerlens Tilus

 

Coup de projecteur sur l’actualité

 

“D’un Secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique parlant de “chars blindés” au Président du Sénat « à bandit, bandit et demi » l’on se demande sur quoi se base ces autorités pour balancer de telles légèretés? Grand Ravine tout comme les autres bidonvilles à forte concentrations démographiques découlent d’un mouvement de population qui ne date d’hier. Les facteurs criminogènes sont au rouges tant les défaillances structurelles sont patentes. La police à elle seule ne peut pacifier cette localité. Cela doit être un effort du gouvernement- CSPN en faisant une “ Compréhensive évaluation “ pour tenter de diminuer la violence dans cette zone de manière progressive en impliquant les riverains dans une stratégie inclusive.  Les problèmes générant des actes violences doivent être compris en amont et en aval. Les deux se valent et peuvent être mêmes être taclés de manière concomitantes.  Toute approche qui ne serait interdisciplinaire se révèlerait contre-productive et tournerait en un retentissant fiasco.
Il est temps que nos autorités se fassent éclairer par des spécialistes, des scholars, des scientifiques pour éviter des pertes en ressources évitables. Toute action de l’état se doit d’être Cost-effective et doit être sujette à une rigueur certaine dans un pays à la finance exsangue. La Sécurité Publique n’est pas seulement une affaire d’armes et de munitions. Un task force interministériel assisté de spécialistes doit être créé et faire de Grand Ravine un projet pilote. Ce serait une bonne occasion aux mandataires de montrer et démontrer aux mandants qu’ils prennent la gestion de la chose publique au sérieux.” (Felder Jean Baptiste, Ancien Porte-parole de la PNH)

 

Mon compatriote et frère de combat Iléus Papillon écrit: “Haïti, pays-paradoxe* : Ce que je ne comprends pas :- ” _Au Bicentenaire, à quelques mètres de la Primature et du Parlement haïtiens, des bandits font la loi… alors que des millions de gourdes sont disponibles pour le service de renseignement._” Près d’un mois après la disparition du photojournaliste, Vladjimir Legagneur, la Police Nationale d’Haïti n’arrive pas à fournir des explications sur sa disparition. En ce début de semaine, les bandits ont fait savoir à tous qu’ils ne sont pas une entité négligeable. A Portail Léogane, c’était la panique Dimanche après-midi, jusqu’à lundi matin. Les bandits ont parlé dans plusieurs émissions très écoutées dans la capitale et ils ont placé leur mot sur le dysfonctionnement étatique ou encore sur la non-existence de l’Etat. J’ai eu la chance d’entendre un commissaire de police et le président du Sénat de la République, c’est écœurant. Les responsables d’Etat n’ont aucune notion de ce que c’est la gestion d’un état. Le citoyen lambda se rend compte aujourd’hui que sa sécurité n’est garantie par personne et qu’il va au gré du vent et de la nature. Ce qui est triste dans ce constat de délabrement c’est l’attitude des petits larbins de la classe moyenne qui s’affichent en opportunistes, insouciants pour intimider ceux qui essaient de comprendre, réfléchir et trouver une solution palpable à cette situation d’engrenage.

 

Ce dimanche, nous avons touché la plaie du doigt avec notre texte sur les Etats Généraux spirituels de la nation haïtienne. Les frères et sœurs d’ombre se sont manifestés. Il y a un laboratoire qui travaille contre ce pays et il est constitué avant tout de sorciers haïtiens. Je n’arrive pas à comprendre comment des gens qui se disent « moun » puissent être aussi sales dans l’âme. Nous comprenons bien qu’ils sont envoutes par des démons, mais la grande question qu’on se pose est : y-a-t’il une cure pour ces gens qui devraient être des rejets de la société, mais qui s’affichent comme des « moun de bien ». La Sainte Bible dit : « Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » (Galates 6 v 7). Nous avons franchi le rubicon. Nous n’avons aucun sentiment de peur parce que nous savons que nous avons une mission salvatrice et que nous sommes bien gardés. L’adage stipule que la jalousie rend l’homme méchant et c’est bien vrai. La personne n’a pas besoin de savoir ce que tu as consenti comme sacrifices pour briller de mille feux, mais elle est prête à haïr ton sort et ton succès. Il n’y a pas plus mauvaise maladie qu’une personne qui a échoué dans sa vie et qui n’a pas le courage voir la réalité en face. Malheureusement, dans notre communauté, nous avons des envieux et des aigris qui devraient être enfermés dans des centres de réhabilitation, mais qui courent les rues. Comme le psalmiste David dans le psaume 6, nous disons : « Eloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal ! Car l’Eternel entend la voix de mes larmes ; l’Eternel exauce mes supplications, l’Eternel accueille ma prière. Tous mes ennemis sont confondus, saisis d’épouvante ; ils reculent, soudain couverts de honte. »

 

L’Haïtien a perdu la raison et la faculté d’avoir honte et vit dans une bulle. Comment comprendre que les autorités haïtiennes qui devraient utiliser les ressources du pays pour offrir des services de base à la population s’amusent a dilapider les fonds publics, et aujourd’hui ils s’attendent à ce que la République Dominicaine construisent trois hôpitaux. En effet, la protectrice du citoyen en République Dominicaine nourrit l’idée de collecter des fonds pour construire trois hôpitaux en Haïti pour venir en aide aux femmes enceintes en difficulté et à tous ceux qui ne peuvent pas recevoir des soins appropries en Haïti et qui deviennent un fardeau pour la République Dominicaine. C’est dans cette atmosphère d’indignité que certains insouciants affichent leur désinvolture comme s’ils pouvaient faire la leçon aux gens alors qu’ils sont les principaux responsables de cette situation de misère. Il ne suffit pas d’être choqué et de haïr ceux qui affichent leurs convictions, il faut savoir reconnaitre la capacité des autres et leur courage à prendre des positions claires et à se battre pour les autres. Avec quel courage le peuple observe des bandits qui ont dilapide 3.8 milliards de dollars et qui se la coulent douce, alors qu’il est dénudé ? Nous sommes convaincus que ce peuple est l’objet d’un ensorcellement collectif.

 

Pendant que l’Etat n’arrive pas à payer les professeurs, les travailleurs de la santé et d’autres employés de la fonction publique, des malandrins de la diaspora se préparent à prendre des vacances à Decameron Resort au frais de la république soit disant ils vont réfléchir pour améliorer les choses au pays. Nous aurons toujours des gens qui nous considérerons toujours comme leurs ennemis parce que nous avons le sens de l’éthique et de l’honneur. Rares sont ceux dans la société haïtienne qui peuvent dire comme moi qu’ils n’ont pas de « grenn zanno kay ofèv ». Certains dans leur jeunesse faisaient « le swivan » comme dit Coupe Cloué, aujourd’hui, ils sont envieux et jaloux des jeunes qui utilisent leurs méninges pour essayer de rehausser l’éclat d’un pays engouffré. On ne peut pas raisonner avec un être désillusionné qui ne pense qu’au boire et au manger. Nous, citoyens responsables et courageux, nous payons chers cette carence spirituelle qui affecte des millions d’âmes au pays. Même les Haïtiens qui vivent en dehors du pays ne sont pas épargnes. Certains n’ont pas le courage d’accepter qu’ils sont maitres de leur destin et que leur échec dans la vie est le résultat de leurs choix délibérés. Au lieu de haïr ceux qui travaillent durement dans la probité pour apporter le changement, demander les de vous aider à arpenter la voie de la réussite.

Les bandits peuvent effectuer des remaniements ministériels comme ils veulent, ils n’auront jamais de bons et de meilleurs résultats. C’est le système qui est dysfonctionnel. Le système est pourri à la base. Quand dans un pays ceux qui sont placés pour orienter, pour former et pour transformer sont ceux la même qui promotionnent la déliquescence et la délinquance de par leurs actions, on est condamné à vivre dans l’abjection. Ecrire des idées positives et croire au changement malgré qu’il fasse un temps de chien n’est pas chose aisée. On peut faire semblant pendant des mois, mais on ne peut pas passer des années à bluffer. Nous écrivons ce que nous pensons et ce que nous sommes. N’essaie pas d’imiter. Il n’est pas donne à tous d’émuler des valeurs positives et d’être altruistes. Il y a des gens qui ont fait le choix de vivre dans les ténèbres comme les Haïtiens ont choisi de vivre dans l’abjection et l’indignité collectivement. Les élections ne changeront pas la situation. Le pays en lui-même est sous l’emprise démoniaque. Le challenge aujourd’hui est comment faire pour débarrasser ce pays de ces esprits malins, comment porter l’Haïtien à se défaire de la haine, de la méchanceté, de l’envie et de la jalousie. Le pays meurt à petits feux. Certains sont conscients, mais se croient impuissants ; d’autres sont inconscients et continuent à creuser dans l’abime. Nous, de notre cote, nous continuerons à faire ce que nous faisons mieux : donner espoir à cette génération qui est la génération de la rupture.

 

« On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. » (Matthieu 5 v 15). Les êtres de lumière constituent une infime minorité dans la société haïtienne, mais cela n’empêche qu’ils ont la capacité de s’unir pour projeter la lumière nécessaire pour éradiquer les ténèbres. Aujourd’hui, les ténèbres sont les religions et les écoles de mystères qui perturbent l’âme collective et qui empêchent au pays d’avoir un égrégore propre. Voilà pourquoi on ne peut que compter sur des braves. Il n’est pas donné à tout un chacun de se battre pour une cause juste. Trop souvent, nous bousculons des gens croyant qu’ils sont capables de se battre pour le changement réel. Et pourtant, ils sont des frères et des sœurs d’ombre ; ceux-là même qui agissent dans l’ombre contre les intérêts suprêmes de la nation. La vérité finira par éclater au grand jour et ce n’est qu’une question d’heures, de minutes et de secondes. Nous savons quoi faire et nous savons comment nous y prendre ; nous finirons par construire la masse critique pour un changement réel intégré. Nous finirons par transformer ce pays vilipende et appauvri en un pays vivable où il fait bon vivre. La Nouvelle Haïti n’est pas une question de si, mais une affaire de quand. Le changement arrive. Toi qui est concerné, pense, croit et agit. Que ce coup de projecteur sur l’actualité permet à tout un chacun de réaliser que pour arriver au changement collectif, il faut d’abord le changement individuel. Comme le dit le professeur Henri Marge Dorléans : « Change toi, toi-même et change ton pays. Travaillons pour repousser les mauvaises langues et neutraliser les sorciers qui font mains basses sur Haïti. Que la Lumière soit !

 

Kerlens Tilus    04/11/2018

Futurologue/ Templier de Dieu

Snel76_2000@yahoo.com

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