Où sont les Hommes et les Femmes?  Des professionnels haïtiens qui font la différence sur les réseaux sociaux

Où sont les Hommes et les Femmes?  Des professionnels haïtiens qui font la différence sur les réseaux sociaux

 

Nous avons tellement de chenapans en Haïti et dans la diaspora que des fois, on oublie de prendre le temps pour saluer le courage de nos compatriotes qui font la différence. Dans cette publication, je tiens à saluer le courage d’une minorité d’hommes et de femmes qui, malgré leur âge i.e. qui ne devraient pas être trop habiles avec l’ordinateur interviennent de temps à autre sur les réseaux sociaux pour former, éduquer, informer et transformer les jeunes. Comment ne pas féliciter ces hommes et femmes qui, chaque jour s’asseyent derrière leur petit écran pour prodiguer des conseils, parler de leurs expériences, commenter l’actualité et parler du devenir d’Haïti. Nous avons toujours dit que les jeunes ont besoin de modèles sérieux pour pouvoir émuler des comportements positifs. L’école qui devrait enseigner des valeurs civiques et morales n’existe plus ; l’église qui a pour mission fondamentale de porter les gens à aimer Dieu et aimer leur prochain est prise en otage par des mercenaires de tout poil ; la famille haïtienne est disloquée. Les jeunes sont largués dans la savane comme de viles créatures. Nous devons construire la masse critique pour un changement réel intégré en Haïti. Le changement ne viendra pas de soi, il faut le provoquer ; il faut des hommes pour porter les gens à changer leur mentalité. Dans mon livre à paraitre : Des réflexions au-delà de la censure, j’avance que notre génération est la génération de la rupture. Nous devons mettre fin à la déliquescence, la délinquance, la haine, la méchanceté, la délation, le tikouloutisme et l’haitiânnerie. Les mots coulent à flots sous nos mains tellement le cœur est sincère et pur. Il faut savoir dire merci et il faut savoir encourager.

 

Je prends un grand plaisir à lire les interventions des agronomes Michel William et Joe N. Pierre qui sont des sexagénaires qui font la différence sur les réseaux sociaux. Ces agronomes ont écrit des livres, ils donnent des conférences un peu partout, ils interviennent à la radio. Si l’Etat Haïtien était réellement intéressé à faire de l’agriculture une priorité, ces messieurs seraient au-devant de la scène. Ils ont la science et ils sont des hommes de conscience. Tout jeune, le dimanche après le culte dominical, je savais écouter l’agronome Michel William sur les ondes d’une station de radio de la capitale dans une émission très prisée sur l’agriculture. L’agronome William est une touche à tout. C’est une encyclopédie vivante. J’ai été sidéré d’entendre très récemment un « machann mikwo » qui voulait rabaisser cet homme de haut calibre dans une émission présentée par des arnaqueurs professionnels. Agronome William dit les choses comme elles sont et utilisent des fois de l’humour pour porter les gens à réfléchir sur la méchanceté de nos dirigeants. J’ai rencontré l’agronome Joe N. Pierre qui est détenteur d’un doctorat en agronomie en 2012 à une conférence à New Jersey, depuis lors nous avons gardé contact. Il a écrit plusieurs livres qui ont été boycottés par des amis agronomes en position de pouvoir. Il a servi l’Etat Haïtien, mais il n’a jamais eu vraiment la chance de mettre ses compétences au service des pauvres agriculteurs. Agronome Joe N. Pierre est un métaphysicien qui anime une émission très prisée à Boston et qui ne marchande jamais ses services, qui prend le temps nécessaire pour servir sa communauté, surtout les jeunes. Ces hommes n’ont pas choisi d’être agronomes, mais comme fils de la terre, l’agronomie a fait choix d’eux.

 

L’ingénieur Luckner Bayas se passe de présentation dans la diaspora, principalement dans le Nord-Est des Etats-Unis d’Amérique où il évolue comme ingénieur civil. Depuis plus d’une dizaine d’années, ingénieur Bayas est très actif sur les réseaux sociaux. Nous avions lié amitié avec lui en 2012 et nous avons toujours eu des échanges cordiaux. L’ingénieur Luckner Bayas est un homme de caractère et de principe qui met sa plume et ses compétences au service de son pays. En 2010, il a écrit des projets de reconstruction pour plusieurs villes d’Haïti dont le Cap-Haitien, Gonaïves et les Cayes. Il est l’architecte du projet de rénovation du Palais Sans-Souci. L’ingénieur Luckner Bayas est un mécène dans la communauté ; il ne fait pas que parler, il agit. Il est le fondateur de plusieurs associations d’ingénieurs et est un grand promoteur du mouvement de reconstruction d’Haïti. Activiste du mouvement de libération et d’émancipation des noirs américains dans les années 80 et 90, il prône l’équité, la justice sociale et le nivellement par le haut d’Haïti et de la diaspora. Ingénieur Bayas est un excellent professionnel qui a le sens de l’honneur et de la parole donnée. Il est un membre actif de GRAHN-Monde. Nous souhaitons qu’un jour Haïti aura des leaders qui sauront solliciter l’aide de ce fameux ingénieur civil qui a laissé son empreinte sur plusieurs grands projets de la ville de Boston. Scientifique avisé, l’ingénieur Bayas est très versé dans la réflexion sur la question de race et de développement endogène durable. Un ingénieur est avant tout un grand visionnaire et un bâtisseur. Ingénieur est en réserve et attend le bon moment pour faire de ses plans de reconstruction une réalité.

 

Maurice Célestin dit le chapeauteur se passe de présentation. Il a plusieurs cordes à son arc : scientifique, homme de lettres, philosophe, éducateur et bloggeur professionnel. Maurice Célestin dont le nom de plume est le chapeauteur utilise son temps à bon escient pour faire la promotion du Département du Nord-Ouest et d’Haïti. Nous prenons un réel plaisir à échanger avec le chapeauteur sur des questions vitales pour Haïti. Monsieur Frantz Rimpel n’est pas un ami de longue date, nous nous connaissons à peine, mais il laisse déjà son empreinte sur ma vie et mon cheminement spirituel. Frantz Rimpel a passé 50 ans comme employé à l’Hôtel Villa Créole dont une trentaine d’années comme Manager en chef. Frantz est la simplicité personnifiée. Depuis qu’il est en retraite, il prend un réel plaisir à échanger avec des gens de toutes les couches sociales sur des sujets multiples. Il aborde avec aisance des sujets sur la philosophie, la théologie, la spiritualité, la gestion et l’administration. Frantz est une encyclopédie vivante, un mangeur de livres. Frantz Rimpel vient de lancer son site web : www.frantzrimpel.com qui est un joyau de haut prix où le lecteur avisé ne peut pas sortir indifférent. Frantz Rimpel a toujours une réponse à toutes les questions posées. C’est un homme modéré qui est adepte du juste milieu. Il ne discute pas pour discuter, amuser la galerie ; il discute pour transformer son vis-à-vis.

 

Il y a des milliers d’Haïtiens qui, chaque jour font la différence sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, je voulais mettre l’accent sur des retraités et des professionnels accomplis qui, malgré leur emploi de temps surchargé trouve le temps pour écrire, échanger, commenter l’actualité et penser développement endogène durable d’Haïti. Quand certains disent qu’il n’y a pas d’hommes capables de penser le développement d’Haïti, ils ne disent pas toute la vérité. Je serais sexiste si je ne parlais pas des femmes qui sont plus réservées et plus souples. Bernadette Desgrottes est un grand fan des réseaux sociaux. C’est une grande adepte du développement local et de la décentralisation. Les interventions de Bernadette s’accentuent sur le renforcement de la famille, l’unité dans la diversité, l’entreprenariat et l’éducation civique. Récemment, notre ami Frantz Rimpel a produit un texte intitulé : « Homme et Femme ou Amour et Sagesse » (http://www.frantzrimpel.com/2018/03/19/homme-et-femme-ou-amour-et-sagesse/). Dans ce texte, notre aîné a présenté le problème soulève par des féministes zélés qui veulent défier et prendre même la place des hommes. Je fais cette parenthèse pour introduire Nekita Lamour qui est une éducatrice de carrière, une théologienne qui met l’emphase sur le rôle de la famille et de l’éducation dans la construction de la nouvelle Haïti. Je connais Nekita Lamour depuis une quinzaine d’années. Elle n’est jamais fatiguée avec l’écriture. C’est une personne ressource au niveau de la communauté haïtienne de Boston qui utilise les réseaux sociaux à bon escient. Qui a dit que nous ne pouvons pas construire la masse critique et provoquer le changement avec les réseaux sociaux ?

 

Toutes ces personnes que je viens de présenter ont un seul intérêt : la transformation réelle d’Haïti. Nous comptons mobiliser ces adultes pour créer un espace formel d’échange où ils pourront canaliser leur énergie, leurs expériences et leurs ressources vers des jeunes, des associations de jeunes qui pourront bénéficier de leur expertise. Je ne saurais continuer ce texte sans mentionner le docteur Laurent Pierre Philippe et mon ami et grand frère Francisque Jean Charles qui sont tous deux originaires de Port-de-Paix. Francisque Jean Charles est éditeur en chef du journal Le Novateur qui est un journal bimensuel. Francisque est un doctorant en éducation à l’ISTEAH ; il fait de la réforme éducative son cheval de bataille. Avec le Novateur, il fait un travail de titan où il réunit les meilleurs écrivains sur les réseaux sociaux et leur donne de l’espace pour produire des réflexions sérieuses. Le docteur Pierre Philippe est sur toute les balles : il transfère des documents, organise des conférences, fait la promotion du Nord-Ouest et parle du développement d’Haïti. Je ferais un grand tort à mon ami et frère, le pasteur Pierre Yves Roy qui est un infatigable sur la toile. Avec Pierre Yves Roy, nous comprenons qu’un homme à la retraite ne fait que débuter une nouvelle carrière : enseigner et éduquer. Toutes ces personnes susmentionnées sont des enseignants et des éducateurs qui contribuent à construire la masse critique en Haïti pour un changement intégré.

 

Nous souhaitons que d’autres gens qui ont de grands talents comme notre grand frère Harold Jean Gilles finissent par prendre leur bâton de pèlerin pour faire le mentorat sur la toile. Ecrire n’est pas chose facile, prendre son courage à deux mains pour dénoncer les dérives n’est pas choses aisée. Nous disons un grand merci à tous ces frères et sœurs haïtiens qui croient que l’avenir d’Haïti dépend des Haïtiens et qui font bon usage des réseaux sociaux pour vendre tout ce qu’ils ont de bon et de positif en eux et promotionner des valeurs positives. Comment peut-on être passif quand on est si bien entouré ? C’est un immense plaisir et une grande joie de pouvoir compter sur ces compétences et de puiser de leurs expériences. La vie en soi est une école et chaque fois que l’on trouve des gens paisibles, honnêtes et sérieux pour nous inculquer des valeurs, on fait de nouveaux bonds en avant. Nous ne pouvons récompenser ces gens, mais nous leur remercions du fond du cœur pour leur travail et leur grande dévotion à la cause haïtienne. Il faut toujours un brin de positivité pour faire bouger les choses. Quand chaque Haïtien comprendra qu’il est un agent de changement et que la transformation d’Haïti commence par lui-même comme le prône le professeur Henri Marge Dorléans, nous finirons par avoir des citoyens soldats dans tous les coins et recoins d’Haïti et de la diaspora qui s’engageront à donner une image beaucoup plus positive du pays et à redorer son blason.

 

Ce texte visait des quinquagénaires et des sexagénaires. Dans un avenir pas trop lointain, nous parlerons des jeunes qui font la différence sur les réseaux sociaux tant en Haïti que dans la diaspora. L’égoïsme, l’égocentrisme, l’envie, la jalousie et la méchanceté sont les tares qui empêchent à l’un de voir dans l’autre ce qu’il y a de bon, de bien et de beau. L’Haïtien n’a pas toujours été haineux. La démoralisation de l’homme haïtien s’est fait progressivement. Aujourd’hui, nous devons nous armer de courage pour stopper cette descente en enfer. Ces modèles que nous avons présentés aujourd’hui ne sont pas à la recherche de mérite et de louanges. Ils agissent avec toute leur bonté de cœur. Ils ne sont pas partisans ; ils font partie de l’équipe Haïti. Nous sommes toujours surveillés et de très souvent par nos actions, nous touchons des milliers de gens sans même le savoir. A force de prêter attention aux dérives des bandits de toutes sortes dans la société haïtienne, nous oublions qu’il y a des hommes et des femmes de valeurs qui font la différence. Nous devons apprendre à respecter et à honorer ceux qui luttent pour un changement réel en Haïti. Les chenapans ne peuvent pas être des modèles. Nous avons des hommes et des femmes droits dans ce pays. Prenons le temps pour les observer, les féliciter et les honorer. Personne n’est parfait, mais chacun recèle en soi un brin de lumière. Nous sommes tous connectes à la source de lumière parfaite qui est Dieu. Puisse la communauté de bien-pensants continuer à grandir afin que les idées positives puissent germer dans le cœur, l’âme et l’esprit de nos frères et sœurs haïtiens et qu’ils puissent agir dans l’intérêt suprême de la nation. Que Dieu nous soit en aide. Félicitations et courage à tous ceux qui font un travail positif sur les réseaux sociaux.

 

Kerlens Tilus   03/22/2018

Futurologue/ Templier de Dieu

Snel76_2000@yahoo.com

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