Pour déraciner un mal, il faut l’attaquer dans ses racines!

Pour déraciner un mal, il faut l’attaquer dans ses racines!

Il suffit d’un brave soldat ayant le génie pour mener et remporter une guerre. Aujourd’hui, nous constatons que la plume des écrivains, des historiens et des intellectuels haïtiens est tarie. Ce n’est que de jeunes âmes sur les réseaux sociaux qui parlent de la misère du peuple et qui dénoncent les méfaits des malfrats dans la société haïtienne. Pendant cinq années, de 2011 à 2016, nous avons observé la politique haïtienne avec tous les outils scientifiques à notre disposition et nous avons pu modéliser le dilemme haïtien. Albert Einstein eut à dire qu’un problème bien posé est à moitié résolu. Aujourd’hui, nous pouvons dire sans ambages qu’Haïti souffre de l’impérialisme de l’establishment américain. Si l’Amérique décide aujourd’hui de supporter le changement en Haïti, en moins de cinq ans, nous verrons un changement physique énorme et le peuple haïtien sera éveillé au point de prendre son destin en mains. Quand nous devrions prendre la nationalité américaine en 2005, nous avons murement réfléchi sur les retombées de cette décision. 13 ans après, nous n’avons rien regretté. Nous avons fait des études avancées au pays de l’Oncle Sam, nous avons servi dans la fonction publique, et nous payons nos taxes comme tout citoyen modèle. Comme citoyen américain d’origine haïtienne, nous portons notre pays natal dans notre cœur et c’est un fait qu’on ne peut changer. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus faire semblant que les choses bougent, que tout va bien. Comme jeune, nous dénonçons la façon dont les différentes administrations américaines traitent Haïti en paria. S’il y a des collabos au sein de notre communauté qui ont tiré leur épingle du jeu macabre, aujourd’hui, nous voulons en finir avec la comédie. Dans cet article, nous allons soulever plusieurs points et nous allons montrer comment le changement viendra en Haïti si et seulement si les Haïtiens-Américains peuvent utiliser l’arme du lobbying à bon escient.

L’Historien et journaliste Jonathan Katz a publié un article phare récemment dans les colonnes du Washington Post où il a démontré comment la politique ostracisante des Etats-Unis d’Amérique vis-à-vis d’Haïti depuis la fin du 18ème siècle a favorisé l’étranglement d’Haïti. Depuis après l’occupation américaine en Haïti (1915-1934), nous Haïtiens, sommes sous coupe réglée. Rares sont les intellectuels qui ont élevé leur voix pour dire non à l’ignominie et à la politique bestiale à laquelle Haïti est exposée. En ce présent moment, la solution ne peut venir d’Haïti puisque la société dans sa totalité est gangrenée. La solution au dilemme haïtien doit venir de l’extérieur. En toute chose, il y a exception. Nous reconnaissons bien qu’il y a des hommes de valeur en Haïti, mais à eux seuls, ils ne peuvent rien faire. Il revient à la diaspora étasunienne de mettre la pression sur l’Administration de Donald Trump pour favoriser un changement de paradigme en Haïti. Plusieurs se demanderont comment les Haïtiens-Américains qui ne sont pas unifiés qui n’ont aucune représentation légale peuvent exercer de la pression sur l’administration la plus puissante du monde. Quand on part en guerre, on ne parle pas de ses stratégies, on agit tout simplement. Quand on vit avec le diable, on ne peut pas éviter de négocier avec lui. Tôt ou tard, il doit décider de notre sort. L’hypocrisie des Etats-Unis d’Amérique vis-à-vis d’Haïti doit cesser. Pour l’histoire et pour la vérité, Donald Trump est le premier candidat américain qui a mis la communauté haïtienne aux Etats-Unis d’Amérique dans le spotlight depuis plus de cinquante ans. Jamais un candidat n’a fait cas de la communauté haïtienne lors d’une campagne électorale américaine.

Certaines fois, les politiciens disent n’importe quoi pour charmer le peuple et obtenir son vote. Dans le cas de Donald Trump, nous voulons bien savoir est-ce que notre communauté a été leurrée ou bernée. Il est trop tôt pour le dire. Nous avons plusieurs dossiers sur le tapis et c’est à partir de ces dossiers que nous serons si Donald Trump est vraiment un homme crédible qui fait la différence. L’un des grands avantages que nous avons avec Donald Trump c’est qu’il n’est pas un politicien typique, car tous les politiciens sont des menteurs qui disent à tout bout de champ ce que la population veut écouter. Le style cru de Donald Trump peut paraitre dérangeant, mais je l’aime bien. Au moins, je sais que j’ai le diable en face de moi et je saurai comment me comporter. Le dossier des illégaux haïtiens aux Etats-Unis d’Amérique est sur le tapis. Barack Hussein Obama avait huit ans devant lui pour résoudre ce problème, mais il ne l’a pas fait. Au contraire, il nous a tous berné comme de bons enfants. Haïti a son lot de problèmes et les agences américaines en Haïti font partie du problème. Comment croire qu’un trafiquant de cocaïne et d’héroïne notoire comme Marc Antoine Acra a été dans le collimateur de la DEA et jusqu’à date il n’est pas arrêté. Il vit paisiblement en République Dominicaine au su et au vu de tous. Pourquoi on arrête les nègres qui sont impliqués dans le trafic des stupéfiants et on laisse courir les Arabes, les Mulâtres et les Juifs qui y sont impliqués ? Aujourd’hui, nous voulons des réformes au sein de la DEA et nous voulons savoir pourquoi on répète à tout bout de champ qu’Haïti est une plaque tournante de la drogue et que l’on ne fait rien pour résoudre ce problème alors que les trafiquants notoires sont connus. Les officiels de gouvernement qui se sont enrichis sont connus de tous.

En 1991, de nombreux d’Haïtiens vivant aux Etats-Unis d’Amérique avaient décidé de retourner en Haïti, mais le gouvernement américain d’alors avait trouvé bon de mettre sur pied le FRAPH pour instituer un climat de terreur en Haïti et avait supporté le coup d’état contre Jean Bertrand Aristide. En 1994, Aristide est retourné en Haïti avec l’agenda des Américains et depuis lors il a cessé d’être un leader haïtien pour servir les intérêts des Américains. Plus près de nous, Michel Martelly disait à qui veut l’entendre qu’il recevait ses ordres du Département d’Etat américain. Et nous savons bien que c’est Hillary Clinton qui l’avait imposé à Haïti. En cinq ans, Michel Martelly a fait ce que lavalas n’avait pas réussi à faire en 20 ans. Le pays est à genoux. Est-ce que l’on va continuer à gesticuler attendant un miracle alors que les racines du problème sont connues. L’Haïtien est méchant dans l’âme, certes et n’est plus conscient de sa situation de zombifié. Mais si nous voulons bien changer sa situation, nous devons attaquer la source de sa zombifcation. Aucun dialogue national n’aboutira en Haïti. L’emprise des trafiquants d’armes, trafiquants de cocaïne, trafiquants d’organes humains, des blanchisseurs d’argent et des assassins est trop grande. Ces malfrats ont corrompu toute la classe politique haïtienne et la société civile dans sa totalité. La presse haïtienne est leur bras armé. On peut compter sur les doigts de la main les patrons de médias et les journalistes qui sont sérieux et sincères. Comme futurologue, je sais que les vrais dirigeants d’Haïti se trouvent au Département d’Etat américain et à la Maison Blanche. Aujourd’hui, il n’y a pas de demi-mesure, nous devons négocier avec le Blanc pour connaitre le sort du pays.

Avec Donald Trump, une occasion en or s’ouvre à nous pour avoir un nouveau contrat social, politique et économique avec l’Amérique de Thomas Jefferson qui nous a tenus dans les fers pendant plus d’un siècle. Vous ne trouverez jamais des intellectuels haïtiens assez braves pour développer une thèse sur ce que nous discutons ici. Ils s’en tiennent tous à leurs petits privilèges. Ils préfèrent dénigrer Jean Jacques Dessalines, fondateur de la nation haïtienne au lieu de demander des comptes au président américain qui a domination sur nos dirigeants et sur nos élites. Les déclarations que le New York Times a attribuées à Donald Trump récemment m’ont fait mal jusqu’au tréfonds de mon être, mais venant du président des Etats Unis d’Amérique, c’est un leitmotiv. Au moins, il dit la vérité. Le New York Times n’est nullement dans l’intérêt des Haïtiens. Au contraire, il utilise le dossier d’Haïti pour régler son compte avec Donald Trump. Qui ne sait pas que le New York Times est acquis à la cause des démocrates, précisément des Clinton. Ou était le New York Times après le tremblement de terre, ou était le New York Times quand Bill Clinton faisait son jeu macabre avec les fonds du CIRH ? Nous ne sommes pas dupes. Les Haïtiens sans cervelle peuvent manifester, mais la politique a ses règles. C’est autour d’une table de négociation que l’on marque des points en politique et que l’on obtient des avantages et non dans la rue. Il est temps que nous laissons de côté la politique de la rue pour devenir des gens lucides, pratiques et intuitifs.

J’aimerais demander au président Donald Trump ce qu’il compte faire de tous les rapports qui ont été rédigés sur Haïti durant ses trente dernières années par les départements de la justice, trésor, commerce, par la DEA, la USAID. Si aujourd’hui, l’Administration Trump veut réellement aider Haïti à sortir du marasme, elle doit non seulement remettre en question les méfaits des administrations précédentes, mais elle doit retirer son support aux malfrats opérant en Haïti et aider les bien-pensants haïtiens à les neutraliser. Les plans de développement de l’Haïti Nouvelle sont déjà rédigés, les sources de financement sont connues. Il suffit tout simplement que les Etats-Unis d’Amérique disent que nous cesserons de nous comporter en racistes par rapport à la première république nègre indépendante du monde. Est-ce qu’il y a vraiment des Haïtiens-Américains altruistes et plein de compassion, capables de faire le sacrifice de leur vie pour mener ces négociations avec la Maison Blanche et le Département d’Etat américain. Aujourd’hui, plusieurs de mes compatriotes réalisent que je ne suis plus un imbécile qui joue avec ma plume et ils commencent à m’attaquer subtilement. Ma voie est déjà tracée. Je porte Haïti dans mon cœur, dans mon âme et dans mon esprit comme je porte Jésus-Christ, l’agneau immolé dans tout mon être. Je ne serai jamais heureux dans cette vie tant que mes compatriotes ne cesseront de vivre dans la misère la plus abjecte alors que nous sommes un pays riche naturellement. C’est inacceptable ce que nous vivons en Haïti. Certains croient que quand nous invoquons le Très-Haut pour délivrer les malheureux qui souffrent que nous n’agissons pas sur le plan physique et matériel. Nous comprenons le jeu des méchants. Quand le commun des mortels saura la vérité sur la souffrance des Haïtiens durant ces deux siècles, il sera sans pitié pour les bourreaux et les collabos. Mais, nous ne voulons pas la vengeance ; nous réclamons justice et réparation tout simplement.

J’aurais pu faire une grande carrière au sein de l’Administration Publique Américaine, mais je me sens mal à l’aise à bénéficier de certaines faveurs quand je sais bien que je travaille au détriment de mon peuple. Je préfère vivre avec peu que de cautionner la paupérisation et l’asservissement de mon peuple. Nos détracteurs peuvent vociférer, mais ils n’ont pas de cran pour dire ce que nous disons à haute voix. Nous inspirons le respect et la confiance. Nous n’avons nullement peur de souffrir et de mourir dans cette lutte qui est corsée. Mieux vaut mourir que de vivre à genoux. Haïti est à la croisée des chemins. Nous sommes déshumanisés et certains de nous sont fiers de leurs petits privilèges. Tôt ou tard, l’apartheid cessera en Haïti ; on mettra fin à la zombification de masse. Nous avançons lentement, mais nous arriverons surement. Nous n’avons nullement peur des bandits, car nous savons que notre combat est juste et nous avons foi en notre sauveur merveilleux ; nous avons foi dans l’enseignement de Jésus-Christ et des Saints ; nous avons foi en la Sainte Trinité. Aujourd’hui, nous Haïtiens-Américains et Haïtiens, nous sommes des Hébreux asservis par l’Egypte qu’est les Etats-Unis d’Amérique. Le pharaon finira par nous libérer. Un jour ou l’autre des hommes à la dimension d’hommes d’état de la trempe de Jean Jacques Dessalines, Toussaint Louverture, Anténor Firmin, Louis Joseph Janvier, Rosalvo Bobo s’érigeront en défenseur de cette nation vilipendée. Nous connaissons les collabos ; ils sont identifiables, mais un jour ils confesseront leurs crimes.

Haïti, petit pays de la Caraïbe est le talon d’Achille des Etats-Unis d’Amérique. C’est à travers ce pays que les francs-maçons et magiciens puissants de l’Amérique connaitront le pouvoir infini de Dieu. Nous n’avons pas d’armes nucléaires, nous n’avons pas d’armes de guerre, mais nous avons la clairvoyance, nous avons l’intuition, nous avons l’œil spirituel, nous avons notre foi en Dieu, nous avons notre Sainte Bible, nous avons la prière et nous avons nos qualités. Nous nous reposons sur celui qui nous console malgré les assauts de toutes parts. Notre génération verra la fin des turpitudes d’Haïti. Il est dit dans la Sainte Bible : Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. Aujourd’hui, les Haïtiens-Américains ont pour devoir de demander des comptes à Donald Trump sur les méfaits de l’Amérique vis-à-vis d’Haïti. Quand notre Moise apparaitra, le pharaon sera obligé de nous libérer. Que les jeunes haïtiens gardent espoir en un demain meilleur et en une Haïti Nouvelle. Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. En résumé, si nous souffrons aujourd’hui c’est à cause de la méchanceté de nos frères et sœurs haïtiens, c’est à cause de l’impérialisme américain. La plaie est grande ouverte, il n’est plus question de jouer à l’intelligent et à l’hypocrite. L’ennemi est démasqué et est connu de tous. Comment l’abattre et avoir raison de lui, c’est là la question à laquelle réponse doit être fournie. Que le Dieu de l’impossible fasse briller sa gloire sur notre nation vilipendée et appauvrie.

Kerlens Tilus     01/28/2018
Futurologue/ Templier de Dieu

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